L’orangerie du château d’Hanneucourt au Loto du patrimoine

ChloëBringuier

La deuxième édition du Loto du patrimoine regroupe désormais 121 sites en péril. Parmi lesquels, l’orangerie du château d’Hanneucourt à Gargenville : superbe édifice du 18e siècle que le temps a abîmé. 

L’orangerie du château d’Hanneucourt au Loto du patrimoine © Fondation du Patrimoine

L’édition 2018 du Loto du patrimoine avait été un réel succès. La Villa Viardot avait été la star yvelinoise de cette première édition et faisait partie des lieux emblématiques du dispositif. Les travaux ont d’ailleurs pu débuter pour remettre d’aplomb cette bâtisse néo classique située à Bougival.

Mardi 11 juin 2019, le Ministre de la culture, Frank Riester, a présenté la liste des 103 projets de l’année 2019 de la « Mission Patrimoine en péril », menée par Stéphane Bern.

Le loto du patrimoine est une réelle aventure collective et permet de rassembler les français autour de leur patrimoine et plus largement, leur Histoire. Parmi les 3 500 projets que les français ont porté à la connaissance du ministère : 18 sites emblématiques ont été sélectionnés et présentés en mars dernier. Ces sites prioritaires sont les suivants :

– Viaduc des Fades (Puy de Dôme, Auvergne-Rhône-Alpes)

– Château de Maulnes (Yonne, Bourgogne-Franche-Comté)

– Glacière d’Etel (Morbihan, Bretagne)

– Moulins de la Fontaine (Loir-et-Cher, Centre-Val de Loire)

– Bibliothèque Fesch à Ajaccio (Corse-du-Sud, Corse)

– Moulin de Bar-sur-Seine (Aube, Grand Est)

– Beffroi de Béthune (Pas-de-Calais, Hauts-de-France)

– Château de By, maison de Rosa Bonheur (Seine-et-Marne, Ile-de-France)

– Abbaye Sainte-Marie de Longues-sur-mer (Calvados, Normandie)

– Amphithéâtre gallo-romain de Saintes (Charente-Maritime, Nouvelle-Aquitaine)

– Fort de Brescou à Agde (Hérault, Occitanie)

– Ruines du château de l’Étenduère (Vendée, Pays de la Loire)

– Abbaye Notre-Dame de Sénanque (Vaucluse, Provence-Alpes-Côte d’azur)

– Eglise de Morne-à-l’Eau (Guadeloupe)

– Relais Barcarel à Saint-Laurent (Guyane)

– Façades des maisons de la ville de Saint-Pierre (Martinique)

– Temples tamouls des Casernes à Saint-Pierre et du Gol à Saint-Louis (La Réunion)

– Phare de l’île aux Marins (Saint-Pierre-et-Miquelon)

Ces sites prioritaires vont pouvoir bénéficier d’un soutien financier via les jeux « Mission Patrimoine » portés par la Françaises des Jeux. Le tirage du Super Loto aura lieu le 14 juillet 2019. Au même titre que l’an passé, des tickets à gratter seront également mis en vente lors des journées européennes du patrimoine les 21 et 22 septembre 2019. Les prix seront inchangés et les tickets seront en vente aux pris de 15€ et 3€ : il y en aura donc pour tout le monde.

103 nouveaux sites ont donc fait leur entrée et bénéficieront également des Jeux. Cette année, c’est l’Orangerie du Château d’Hanneucourt à Gargenville qui tire son épingle du jeu et représente le département des Yvelines dans la sélection.

Il y a moins de projets cette année, pour pouvoir investir de manière plus conséquente

Précise Stéphane Bern, le « Monsieur Patrimoine » chargé de cette mission par le gouvernement. Stéphane Bern ajoute tout de même que les site de l’année dernière ne sont pas laissés à l’abandon : la Mission Patrimoine avec la Fondation du Patrimoine continue à apporter son aide à ces projets.

Tout n’est pas qu’une affaire de loto, car les sites qui n’ont pas été retenus ne seront pas oubliés par le Ministère de la culture. En effet, ce dernier consacre 326 millions d’euros par an à la conservation des monuments historiques.

L’Orangerie d’Hannecourt à Gargenville

C’est un projet qui fait partie des 103 nouveaux sites annoncés en juin 2019. Le territoire yvelinois renferme de réels trésors patrimoniaux et ce n’est plus à prouver. Cependant, il faut trouver les moyens pour entretenir ces vieilles pierres qui demandent une attention toute particulière.

L’orangerie du château d’Hanneucourt au Loto du patrimoine © Fondation du Patrimoine

L’orangerie du Château d’Hanneucourt a subi les méfaits du temps. En effet, abandonnée depuis plusieurs années, une des fermes centrales altérée par les intempéries s’est effondrée. L’orangerie est caractéristique de l’architecture de la fin du 18e siècle et est adossée à l’ouest du château. Elle est formée d’une longue nef de 37 mètres. Le décor intérieur est composé de treillages en bois dans le style du 18e, surmontés d’une corniche et un plafond en plâtre peint à motif de feuillage de marronniers.

Avec le temps, l’humidité s’est infiltrée dans le bâtiment qui s’est progressivement dégradé. Il est grand temps d’agir et de redonner à cette orangerie un peu de sa superbe. La « Mission Bern » met en avant les projets de valorisation qui permettent une seconde vie à ces lieux à l’abandon.

L’orangerie restaurée pourra accueillir un pôle culturel qui permettra d’accueillir de nombreux évènements : expositions, résidences d’artistes, tables rondes, concertos de musique de chambre…

Cette orangerie porte une envie : celle de Gargenville de remettre à l’honneur son aspect culturel puisqu’au 20e siècle, la ville était un célèbre lieu de rendez-vous. En effet, les mélomanes s’y retrouvaient aux Maisonnettes, classées Maison des Illustres. C’est dans ce lieu chargé d’histoire qu’ont vécu les soeurs Boulanger. Lili et Nadia ont joué un rôle majeur dans l’histoire de la musique classique.