Paris 2024 : les travaux débutent sur la Colline d’Elancourt

Nicolas Théodet

La Colline d’Elancourt accueillera le VTT pour Paris 2024. Pour cela, d’importants travaux de réhabilitation et de protection de l’environnement débutent. Elle culmine à 231 mètres au-dessus du niveau de […]

Cet article fait partie du dossier: Paris 2024 : le monde olympique a rendez-vous dans les Yvelines

La Colline d’Elancourt accueillera le VTT pour Paris 2024. Pour cela, d’importants travaux de réhabilitation et de protection de l’environnement débutent.

De la Colline d’Elancourt, la vue est imprenable sur les Yvelines. Ici la base de loisirs de Saint-Quentin. ©CD78/N.Duprey

Elle culmine à 231 mètres au-dessus du niveau de la mer. La Colline d’Elancourt est d’ailleurs le point culminant de l’Ile-de-France. De son sommet, on aperçoit le bassin parisien et les plus grands monuments de la capitale. Point de vue imprenable sur la région, c’est ce qui a poussé le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques (COJO) à choisir ce site pour accueillir les épreuves de VTT Cross-Country pour Paris 2024. Déjà lieu emblématique du VTT dans les Yvelines, la Colline d’Elancourt a pourtant une histoire singulière qui pousse à d’importants travaux pour sa mise en conformité avec les épreuves. Des travaux qui débute cet automne 2022.

Protéger écologiquement la Colline d’Elancourt

Si le sport va y prendre place, la nature garde le premier rôle. Tout s’y adaptera. ©CD78/N.Duprey

Conçue avec le remblai de la construction de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, la Colline d’Elancourt n’est pas un site naturel. Pourtant, une faune et une flore s’y sont installées. Si bien que la première étape des travaux va nécessiter la protection de deux espèces de plantes et des espèces animales présentes. Ainsi, le chantier s’adaptera à eux, une zone sanctuarisée permettra d’améliorer leur habitat. Le site sera aussi dépourvu d’éclairage.

Ce projet écologique pour la colline d’Elancourt passe aussi par son paysage. Des espaces seront ouverts pour faciliter la biodiversité. Une lutte contre les espèces invasives sera menée, notamment face aux plantes envahissantes et parasites comme la Renouée du Japon. Ainsi, pour s’approprier le nouveau lieu, une table d’orientation sera installée au sommet pour permettre de lire le paysage des Yvelines et le comprendre.

Un site sportif et nature après les Jeux Olympiques

Le but de ces travaux et d’offrir un héritage. Et donc, une réappropriation du site par les habitants. ©CD78/N.Duprey

Site retenu pour les Jeux Olympiques, la colline doit marquer un héritage. Au même titre qu’une bonne partie de Saint-Quentin-en-Yvelines, ce sera grâce au vélo. Dans un premier temps, la piste qui sera tracée pour les épreuves sera maintenue et permettra d’accueillir d’autres compétitions. En parallèle, d’autres pistes vont être conçues. Celle-ci favorisera la pratique du VTT pour tous. On peut noter aussi la création d’un pumptrack (parcours bosselé de vélo).

Pour ceux qui souhaitent profiter du site sans pédaler, de nombreux chemins de randonnée seront eux aussi créés en pied de colline pour accéder ensuite au sommet. Des espaces détentes avec agrès ludiques seront eux aussi mis en place pour tous les publics. Pour s’y retrouver, tout une signalétique sera mise en place sur le site. Et pour terminer, 15 places de stationnement seront créées rue Alain Colas.