Paris 2024 : la Colline d’Élancourt se prépare à l’avant et l’après JO

Nicolas Théodet

Dominant l’ouest parisien, la Colline d’Élancourt va enfin prendre la place qu’elle mérite. Point culminant de l’Ile-de-France, cette friche a depuis longtemps été occupée sauvagement par la nature. Avec la venue des Jeux Olympiques et Paralympiques, c’est l’occasion de se réapproprier cette zone de biodiversité. La développer et la sauvegarder pour lui offrir un héritage.  […]

Cet article fait partie du dossier: Paris 2024 : le monde olympique a rendez-vous dans les Yvelines

Dominant l’ouest parisien, la Colline d’Élancourt va enfin prendre la place qu’elle mérite. Point culminant de l’Ile-de-France, cette friche a depuis longtemps été occupée sauvagement par la nature. Avec la venue des Jeux Olympiques et Paralympiques, c’est l’occasion de se réapproprier cette zone de biodiversité. La développer et la sauvegarder pour lui offrir un héritage. 

Assurer la biodiversité du site est l'enjeu du projet. © CD78/N.DUPREY

Assurer la biodiversité du site est l’enjeu du projet. © CD78/N.DUPREY

Quel privilège de voir un site olympique se construire sous nos yeux. Du haut de ses 231 mètres, la colline d’Élancourt domine le ciel de l’ouest parisien. Elle est le site évident pour l’accueil de l’épreuve olympique de VTT des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024. Une aubaine pour le site et la région qui bénéficient de l’aura de l’événement pour requalifier une zone actuellement en friche. L’histoire de ce talus est avant tout humaine.

Lors de la construction de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, les terres de déblais des chantiers façonnent le site. 52 hectares de terrain sur lesquels la nature a pris progressivement sa place. Malgré tout, ce site post-industriel reste majoritairement en friche. La biodiversité a certes trouvé une place avec la présence de plus de 380 espèces animes et végétales. Mais la prolifération de plantes invasives telles que la renouée du Japon ou le robinier faux-acacia étouffent la biodiversité sous un couvert arboré néfaste.

Préserver la biodiversité du site et la développant

Le projet n’est donc pas simplement sportif. Modeler la colline d’Élancourt, c’est assurer la pérennité du site.

L’héritage et l’aménagement durable de la colline d’Elancourt ont guidé l’implication du Département des Yvelines. Les athlètes, mais aussi l’ensemble des sportifs et des habitants bénéficieront d’un environnement unique en Ile-de-France, au-delà des Jeux de Paris 2024

détaille Pierre Bédier, président du Conseil départemental des Yvelines. Pour assurer la préservation de la biodiversité du site, la structure Seine et Yvelines Environnement a été mandatée.

Outre la création d’un site olympique, l’enjeu reste la préservation et le développement naturel du site. 95% des pistes utilisées pour les jeux sont déjà existantes. Les changements prévus permettront surtout le développement de la biodiversité. L’ouverture du site en des zones de prairie et de lisières arbustives est une priorité. Pour recréer ces ouvertures, des abattages d’arbres seront inévitables. Toutefois, la préservation des zones abritant des boisements classés est vitale. Les boisements âgés de plus de 30 ans seront évités au maximum. Tandis que le programme prévoit des plantations. Ils ont pour objectif de maintenir la performance environnementale du site de la Colline.

Connue des cyclistes, la colline d'Élancourt va devenir un haut lieu du vélo en France. © CD78 / N.Duprey

Connue des cyclistes, la colline d’Élancourt va devenir un haut lieu du vélo en France. © CD78 / N.Duprey

Offrir un avenir post-Jeux Olympiques à la Colline d’Élancourt

Pour les organisateurs des Jeux Olympiques, un tel projet est une aubaine. « Le site de la colline d’Elancourt illustre l’impact positif des Jeux sur un territoire et pour ses habitants », analyse Tony Estanguet, Président de Paris 2024. Le site présente des caractéristiques uniques aux portes de Paris. L’événement s’engage a le valoriser et assure son avenir après les Jeux.

« Les Jeux constituent un catalyseur permettant l’investissement des collectivités et contribuent ainsi à accélérer le processus de régénération écologique d’un site », précise l’ancien médaillé d’or.

Aujourd’hui, l’utilisation de la colline d’Élancourt se limite majoritairement aux vététistes et randonneurs. Après 2024, elle représentera un triple héritage sportif, sociétal et environnemental par l’ouverture de la pratique du vélo chez le jeune public, et le développement d’une zone naturelle sur une friche inoccupée. En cela, le projet correspond en tout point aux ambitions portées par les acteurs des Jeux de Paris : sobriété, écologie, cohérence et raisonnable.