L’écopâturage grignote du terrain

Sandrine GAYET

En milieu urbain et périurbain, l’écopâturage se substitue peu à peu à l’entretien mécanisé des espaces verts. Prairies, pelouses, talus, friches et zones humides offrent aux « débroussailleuses sur pattes » un garde-manger appréciable.

Cet article fait partie du dossier: La nature s’invite en ville

 

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Les moutons du Domaine de Madame Elisabeth, à Versailles. Photo : CD78/N.Duprey

Des moutons d’Ouessant, des brebis rouges du Roussillon, des ânes du Berry, des chèvres poitevines, seuls ou en cheptel, grignotent et mâchouillent de bon cœur les étendues herbues. Autour des mairies, des hôpitaux, des sites industriels, sur les talus le long des rails, les sympathiques animaux domestiques tondent. Fini (enfin presque) les pétarades des tondeuses, l’odeur du gasoil et le vrombissement des aspirateurs de déchets végétaux. Retour à une gestion traditionnelle, douce et plus économique de nos espaces.

Économique et écologique

Un peu partout dans les Yvelines, de Villepreux à Saint-Germain-en-Laye, en passant par Plaisir, Magny-les-Hameaux ou encore Neauphle-le-Château, l’écopâturage se glisse entre les murs. Du printemps à l’automne, les animaux animent la vie locale. Les municipalités y trouvent bien des avantages: économiques et surtout écologiques tant ce mode de gestion favorise la biodiversité, réduit l’impact carbone, tend vers le zéro déchet. Enfin, l’écopâturage recrée une forme de convivialité, on emmène les enfants voir les animaux, ils adorent!

De plus en plus d’entreprises d’entretien des espaces verts offrent un service d’écopâturage. À regarder le nombre de petites annonces pour recruter des « jardiniers-bergers », on devine que cette activité a dépassé l’effet de mode. Elle s’ancre durablement dans nos cadres de vie.