40% des violences conjugales débutent lors de la première grossesse

Sandrine GAYET

Les violences conjugales s’attisent ou débutent particulièrement au moment où le couple attend un enfant. Le conjoint violent ne supporte généralement ni la perspective d’une troisième personne dans le foyer ni le fait que la femme devienne le centre des attentions de l’entourage. Les PMI mais aussi des associations comme le CIDFF et Women Safe sont là pour détecter les violences, accompagner et aider les victimes.

Cet article fait partie du dossier: Violences intrafamiliales, qui contacter dans les Yvelines ?

Les violences conjugales s’attisent ou débutent particulièrement au moment où le couple attend un enfant. Les PMI mais aussi des associations comme le CIDFF78 et Women Safe sont là pour détecter les violences, accompagner et aider les victimes. 

En PMI, les actions se concentrent désormais sur le lien mère-enfant et le bien-être physique . Photo N.Duprey/CD78

Les violences conjugales s’attisent ou débutent particulièrement au moment où le couple attend un enfant. Le conjoint violent ne supporte généralement ni la perspective d’une troisième personne dans le foyer ni le fait que la femme devienne le centre des attentions de l’entourage.

Une femme enceinte, dans un état vulnérable, est moins apte à se défendre. Une situation précaire qui peut pousser certaines femmes à renoncer à leur grossesse. En tout, 23% des demandes d’IVG seraient directement liées à des violences (viols, violence conjugales, violences familiales).

Selon un médecin de la protection maternelle et infantile (PMI),

« Ces femmes ont trois fois plus de chances d’accoucher prématurément que la moyenne, une grande proportion d’entre elles (7%) ont accouché à la maison, pas par choix mais par contrainte. Un tiers d’entre elles ont reçu des coups sur le ventre et 82% ont subi des violences sexuelles ».

Le CIDFF 78, partenaire clé du Département

Le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles est une association agréée par l’Etat dont la mission d’intérêt général est d’informer mais également accueillir, aider et défendre les femmes victimes de violences.
Dans les Yvelines, le CIDFF compte 24 salariés, juristes, psychologues et conseillers emploi, qui sont spécifiquement formés à la prise en charge des victimes de violences conjugales. Ils interviennent dans 50 antennes réparties sur tout le département : dans des associations comme l’Etincelle ou encore Women Safe mais également au sein des Commissariats, des Points d’accès au Droit, dans les Maisons de Justice et du Droit et dans l’Unité Médico-Judiciaire de Versailles.
Le CIDFF 78 accompagne chaque année près de 1500 Yvelinoises victimes de violences conjugales !
Depuis 2009, l’association anime des groupes de parole de femmes victimes, elle est également, depuis 2015, le référent départemental sur le dispositif Téléphone d’alerte pour les femmes en très grave danger (TGD), qui représente une quarantaine de signalements/an et qui a sauvé de nombreuses vies !

Le CIDFF78 forme aussi les professionnels à la détection et à la prise en charge des victimes de violences.

Elle travaille notamment avec le réseau VIF du Territoire de Saint-Quentin-en-Yvelines qui réunit des professionnels du Département (travailleurs sociaux, sages-femmes…), des psychologues, médiateurs et policiers formés à ces questions.
Pour sensibiliser le plus grand nombre, le CIDFF78 édite des plaquettes d’information dans plusieurs langues et organise des réunions ouvertes à tous. Son équipe Yvelinoise et au-delà, partout en France, le CIDFF est au cœur du combat contre le fléau des violences envers les femmes. Et son corollaire : la protection des enfants, témoins ou victimes de ces violences intrafamiliales.

CIDFF : CENTRE D’INFORMATION SUR LES
DROITS DES FEMMES ET DES FAMILLES
Information sur l’accès aux droits et l’aide aux victimes
Adresse postale : B.P. 1132 – 78301 Poissy Cedex
Tel : 01.30.74.21.01 / Fax : 01.30.74.85.15
Email : cidff78@club-internet.fr
Site : www.cidffdesyvelines.com
De nombreuses permanences sur le département

Women Safe au chevet de plus de 2 000 victimes, femmes et enfants

L’Association Women Safe accueille et soigne les femmes et les enfants victimes ou témoins de tous types de violences dans un centre unique réunissant médecine et justice. Il est situé à Saint Germain-en-Laye, mais les victimes viennent de plus de 51 départements différents.

Women Safe œuvre auprès des victimes grâce à une équipe pluridisciplinaire (infirmières, médecins, psychologues, juristes, avocats, masseur, ostéopathe) et a déjà accompagné plus de 2242 victimes depuis sa création en 2014.

Par ailleurs, 121 enfants ont été accompagnés depuis 2017. Elle donne près de 100 consultations par semaine.
Permanences : Ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 17h
Permanence tous les mercredis d’avocats du barreau de Versailles
Permanence juridique supplémentaire : tous les vendredis d’une association d’aide à victime
Fermetures : Fermeture estivale (août) et les jours fériés.

Activités :
– Accueil et mise en place du suivi (sur RV principalement)
– Groupes de paroles 2 fois par mois (toutes formes de violences)
– Prise en charge médicale (constitution de preuves) et consultation gynécologique spécialisée – consultation excision par une équipe spécialisée (psychologique-gynécologique-chirurgicale si nécessaire)
– Accompagnement dans des procédures judiciaires en Ile de France
– Publication et diffusion de documents d’informations et d’accès aux droits

Tél : 01 39 10 85 35
Email : accueil@women-safe.org
Web : https://www.women-safe.org
Twitter : womensafe_isg