Les Yvelinois s’interrogent sur l’avenir du Grand Paris

La rédaction

Le face à face entre Pierre Bédier et 8 Yvelinois a été aussi l’occasion de revenir sur la fusion Yvelines – Hauts-de-Seine, la création du Grand Paris et l’action menée par les départements franciliens contre la disparition de leur territoire.  Marie-Marguerite Taylor, 77 ans, retraitée : Où en est le rapprochement avec les Hauts-de-Seine ? […]

Cet article fait partie du dossier: Pierre Bédier face aux Yvelinois

Le face à face entre Pierre Bédier et 8 Yvelinois a été aussi l’occasion de revenir sur la fusion Yvelines – Hauts-de-Seine, la création du Grand Paris et l’action menée par les départements franciliens contre la disparition de leur territoire. 

Le Grand Paris au coeur des interrogations des Yvelinois © CD78 / N. Duprey

Le Grand Paris au coeur des interrogations des Yvelinois © CD78 / N. Duprey

Marie-Marguerite Taylor, 77 ans, retraitée : Où en est le rapprochement avec les Hauts-de-Seine ?

Pierre Bédier : Nos deux assemblées ont voté le principe de fusion en juin dernier, c’est au Gouvernement de présenter ou non ce projet au Conseil des ministres. S’il ne le fait pas, nous irons devant le tribunal administratif. Nous nous battrons jusqu’au bout pour pouvoir mutualiser la richesse des Hauts-de- Seine, la qualité de vie des Yvelines et faire ensemble du développement économique.

Kévin Cuffy, 32 ans, opérateur de télé-surveillance : Qu’y gagneraient les Yvelinois ?

P. B. : Notre alliance créerait suffisamment de richesses pour nous permettre de baisser les impôts tout en conservant un budget équilibré. Notre mariage permettrait aussi de développer l’ouest parisien et d’apporter plus de services et de bien-être à nos administrés.

Damien Guibout, maire de Davron : La réforme du Grand Paris ne remet-elle pas en cause cette fusion ?

P. B. : Si, puisque le projet du Gouvernement prévoit la suppression des départements de petite couronne à l’horizon 2021 ! Un projet qui pourrait notamment exclure les Yvelines du nouveau Grand Paris.

D. G. : Si les départements étaient amenés à disparaître, qui prendra leur place dans l’aide aux communes, rurales notamment ?

P. B. : C’est un vrai sujet d’inquiétude car je ne vois pas comment une métropole du Grand Paris continuerait à financer l’aide aux communes. Il y a un très grand risque de cette perte de proximité.

David Combes, entrepreneur © CD78 / N.Duprey

David Combes, entrepreneur © CD78 / N.Duprey

David Combes, 37 ans, entrepreneur : Et de réactivité…

P. B. : Bien sûr… La bonne organisation – et on l’a bien vu avec le bazar sur les routes nationales gérées par l’État lors de l’épisode neigeux de cet hiver, c’est le Département. Il est suffisamment proche de la base que sont les communes pour connaître la réalité des territoires et puissant financièrement pour agir en cas de besoin.

L’idée de casser ce qui marche sous prétexte que c’est ancien me rend fou. Je pense que c’est stupide.