Le vélo : un moyen de déplacement qui ne se démode pas

Ludovic Vincent

Des places de parking dans les gares, des pistes sécurisées ou même des passerelles dédiées pour franchir la Seine… Le vélo est l’un des plus vieux et des plus pratiques modes de déplacement. Et il a de l’avenir ! À Conflans-Sainte-Honorine, une passerelle pour les cyclistes et les piétons a été accolée au pont de […]

Cet article fait partie du dossier: Les Yvelines, terre de vélo

Des places de parking dans les gares, des pistes sécurisées ou même des passerelles dédiées pour franchir la Seine… Le vélo est l’un des plus vieux et des plus pratiques modes de déplacement. Et il a de l’avenir !

Le vélo : un moyen de déplacement qui ne se démode pas © CD78/N.DUPREY

Le vélo : un moyen de déplacement qui ne se démode pas © CD78/N.DUPREY

À Conflans-Sainte-Honorine, une passerelle pour les cyclistes et les piétons a été accolée au pont de l’Oise. Depuis début 2017, elle permet aux habitants d’Andrésy et de Maurecourt de rejoindre la gare RER Conflans-Fin-d’Oise en toute sécurité. Entre Mantes-la-Jolie et Limay, les travaux ont commencé pour un projet du même type : connecter deux gares aux itinéraires cyclables des environs. Il reliera le centre-ville de Mantes-la-Jolie, le quartier de la collégiale, au centreville de Limay en restaurant la continuité de l’ancien pont de Mantes. Demain, ce sera au tour de Poissy et Carrières-sous-Poissy de disposer d’un franchissement de Seine dédié aux vélos qui restaurera, lui aussi, l’ancien pont de Poissy.

La sécurité, le premier critère attendu des usagers À chaque fois qu’un projet de route départementale est lancé, il comprend des aménagements cyclables. On compte ainsi 370 km de pistes cyclables le long des 1 500 km de routes départementales des Yvelines. Et plus de 900 km d’aménagements cyclables en tout sur le territoire, dont 133  km réalisés par des collectivités avec l’aide du Conseil départemental.

Si le Département s’efforce de développer et de baliser des itinéraires cyclables pour encourager la pratique « loisir » du vélo dans les espaces naturels, à l’image des aménagements le long de la Seine, il intègre aussi la petite reine comme un élément de mobilité à part entière dans les agglomérations. Les zones 30 km/h ou les double-sens cyclables participent ainsi à la sécurisation des cycles, le premier critère attendu par les usagers. En un peu plus de dix ans, le Département a subventionné la création de près de 3  500 places de stationnement pour les vélos dans les gares. Le plus grand parking à vélos gratuit d’Île-de-France – 300 places à la gare RER de Saint-Germain-en-Laye – en fait partie. Pour développer la pratique du vélo, il est indispensable de permettre aux usagers de combiner vélo et transports collectifs.

Améliorer cette complémentarité est nécessaire, même dans une ville comme Versailles, classée au premier rang du baromètre des villes cyclables par la Fédération des usagers de la bicyclette. S’il est agréable de circuler à deux-roues sans moteur sur les pistes des grandes avenues versaillaises, la cité royale n’échappe pas au problème du stationnement et du vol des vélos.