Le BMX, un sport confidentiel

Thomas FLENET

Sport spectaculaire, le BMX (bicycle motocross) reste pourtant le moins connu de ceux dépendant de la fédération française de cyclisme. Divisé en deux disciplines, le freestyle et la race, il impressionne ses spectateurs par son côté imprévisible.

Cet article fait partie du dossier: Paris 2024 dans les Yvelines

 

Axelle Etienne

Copyright FFC – Patrick Pichon

Le caractère confidentiel de ce sport permet à très peu de pratiquants d’en vivre. En effet, seules les stars internationales de la discipline peuvent vivre des revenus des sponsors et des prize-money des compétitions.

Les athlètes français participent à cinq compétitions phares : la coupe de France basée sur un système de manche à travers le territoire, le championnat de France, d’Europe, du Monde et les Jeux Olympiques qui se déroulent selon le système de tour à élimination.

Les Jeux Olympiques de Rio auraient pu être pour le BMX français une belle vitrine mais les espoirs placés en Joris Daudet, champion du monde en titre, et Marion Valentino, ont été brisés par des chutes. Le BMX français n’a ramené aucune médaille de Rio, comme à Londres en 2012.

Pour pallier à ce déficit, la France compte sur Axelle Etienne, championne du monde junior en 2015, pour ramener une médaille de Tokyo en 2020. Avant de penser aux Jeux Olympiques organisés au Japon l’espoir tricolore a d’autres échéances à venir. Privée de compétition pendant quelques mois suite à une blessure à l’épaule, la rideuse française se tourne désormais vers les championnats de France organisés à Bordeaux entre le 7 et le 9 juillet. Puis les championnats d’Europe l’attendent sur le même parcours du 13 au 16 juillet. Pour les deux compétitions une piste sera construite sur la Place des Quinconces.

Enfin, il sera temps pour l’athlète de penser aux championnats du monde à Rock Hill aux Etats Unis du 23 au 29 juillet. Si le sélectionneur compte sur elle… « Je manque de compétition suite à ma blessure mais il me reste un mois pour prouver que j’ai ma place dans l’équipe » confie la jeune femme.

Aujourd’hui, Axelle Etienne s’entraîne au pôle France de Saint-Quentin-en-Yvelines sur la piste construite à côté du vélodrome en 2014. Elle est un atout indéniable pour la candidature de Paris à l’organisation des Jeux Olympiques en 2024. Une autre échéance, beaucoup plus lointaine, pour Axelle Etienne.