Puéricultrices en cellule des agréments : gardiennes de la sécurité de nos enfants 

Marie SMOOT-CHATRAS

A l’occasion des 75 ans de la Protection Maternelle et Infantile, chaque semaine du mois de novembre, un métier de la PMI vous est présenté. Aujourd’hui, zoom sur le métier de puéricultrice au sein du service des agréments des assistantes maternelles.

Cet article fait partie du dossier: La Protection Maternelle et Infantile : 75 ans à vos côtés

A l’occasion des 75 ans de la Protection Maternelle et Infantile, chaque semaine du mois de novembre, un métier de la PMI vous est présenté. Aujourd’hui, zoom sur le métier de puéricultrice au sein du service des agréments des assistantes maternelles.

Angélique, infirmière depuis 23 ans et puéricultrice depuis 10 ans.
Photo : N.Duprey/CD78

Souvent ignorée du grand public, l’action de la puéricultrice en cellule des agréments est pourtant indispensable.

C’est elle qui se déplace au domicile des assistantes maternelles pour s’assurer de la sécurité des lieux pour nos bambins et qui évalue les demandes d’agrément, les demandes de modification ainsi que les renouvellements tous les 5 ans.

Son rôle est aussi de veiller à informer les assistantes maternelles des bonnes conduites à adopter et de mettre en place des protocoles particuliers quand cela est nécessaire comme cela a pu être le cas avec la crise sanitaire actuelle.
Angélique, puéricultrice à la mission agréments des assistantes maternelles revient sur son parcours et ses missions. Rencontre.

Un jour, je serai infirmière

Toute jeune bachelière, fidèle à son rêve d’enfant, Angélique décide de faire des études d’infirmière. Le diplôme d’Etat d’infirmière en poche, elle commence sa carrière à l’hôpital au sein de services de médecine et de chirurgie destinés aux adultes. C’est lors d’une nouvelle prise de poste qu’elle découvre la pédiatrie à l’hôpital de Garches.

« L’expérience à Garches a été comme un déclic, j’ai compris que j’étais faite pour travailler dans la petite enfance », confie-t-elle le sourire aux lèvres.

Le coup de cœur a opéré, Angélique ne quittera plus le monde de l’enfance. Elle décide d’obtenir une spécialisation de puéricultrice. Plusieurs opportunités se présentent désormais à elle : travailler à l’hôpital (pédiatrie, maternité, néonatalogie), en structures d’accueil mère-enfant, en crèches ou encore en centres de PMI. En 2017, son choix s’arrête sur un poste de puéricultrice en centre de PMI à Sartrouville, avant d’intégrer peu de temps après l’équipe en charge des agréments d’assistantes maternelles.

Puéricultrice à la mission des agréments, c’est quoi ?

Le métier de puéricultrice en charge des agréments des assistantes maternelles a de multiples facettes. « Il y a un aspect administratif qui demande beaucoup de rigueur et d’organisation dans la réalisation des rapports d’évaluation », indique Angélique. « La responsabilité est en effet grande, quand on donne un agrément à une assistante maternelle. Rien n’est laissé au hasard ».
Mais avant tout, le métier d’Angélique c’est de l’humain, ce sont des rencontres avec des personnes qui ont décidé d’exercer un métier essentiel pour notre société.

« On l’oublie en effet souvent mais sans assistantes maternelles, de nombreux parents seraient contraints d’arrêter leur activité professionnelle »

De la même sorte, la PMI a un rôle de la plus grande importance en termes de régulation et d’encadrement du métier d’assistante maternelle », assure l’intéressée. C’est dans ce cadre notamment que la cellule des agréments participe à l’évaluation des nouvelles candidates assistantes maternelles avant leur première formation.

« Mon travail se fait en équipe, ajoute Angélique. Je peux compter sur mes collègues puéricultrices de terrain comme moi mais aussi sur des assistantes administratives dont l’aide est précieuse. La puéricultrice coordonnatrice a elle la lourde tâche, à partir des évaluations que nous réalisons, de décider de délivrer ou non les agréments, et dans les cas extrêmes, de retirer l’agrément ».

C’est aussi un métier qui requiert beaucoup de mobilité

Il faut se rendre au domicile des assistantes maternelles et ce, pas uniquement au moment de l’évaluation en vue de l’obtention de l’agrément mais aussi pendant la période de l’agrément afin d’observer les pratiques et le lieu de vie des professionnelles.
« Ce que je préfère dans mon métier, c’est l’accompagnement des professionnels, précise Angélique. Quand je vois des assistantes maternelles se démener pour faire de leur chez elle un nid douillet et sécurisé pour les enfants, quand je sens à quel point elles ont à cœur de bien faire, cela me touche ». Et pour les moments plus compliqués où il y a des ajustements à faire, les puéricultrices de la PMI le font toujours dans le dialogue et la bienveillance. Avec un objectif majeur en tête : s’assurer de la sécurité des enfants.

Les assistantes maternelles, de par leur métier, peuvent aussi être isolées. C’est pour cela que la PMI organise des réunions d’information et essaie de garder autant que possible le lien avec elles via l’envoi de courriers ou mails. Ces communications peuvent porter sur les dernières réglementations ou encore sur les dernières doctrines en matière de prise en charge de la petite enfance.

Le métier de puéricultrice au sein du service des agréments des assistantes maternelles démontre encore une fois l’importance des actions portées par la Protection Maternelle et Infantile.

Rendez-vous la semaine prochaine sur yvelines-infos.fr pour découvrir un nouveau métier de la PMI.