Promeneurs, promeneuses : attention à la revanche des tiques !

Promenons-nous dans les bois, pendant que les tiques n’y sont pas… et pourtant ! Tapies dans les sous-bois comme le loup du Petit Chaperon Rouge, elles attendent leurs proies, ces randonneurs et randonneuses insouciant(e)s, qui parcourent les forêts des Yvelines. Voici quelques conseils pour vous en prémunir et éviter le pire.

Promeneuse en forêt © N.Duprey

En règle général, ce ne sont pas les petites bêtes qui mangent les grosses. Et pourtant, malgré leur minuscule anatomie, les tiques représentent un danger sanitaire non négligeable car elles peuvent véhiculer la maladie de Lyme. Celle-ci (non contagieuse), peut provoquer des troubles parfois invalidants à vie : douleurs articulaires durables, paralysie partielle des membres…

Pour éviter un tel scénario voici quelques informations qui vous permettront de rester en alerte et d’adopter les bons gestes.

Où ?

Forêt de Sainte Apolline – CD 78 © N.Duprey

Comme les amateurs de nature et de fraîcheur, les tiques vivent principalement dans les zones boisées et humides à moins de 1500m d’altitude. On les trouve également dans les prairies et les champs, accrochées aux herbes hautes. Enfin, elles peuvent aussi être localisées dans certains parcs forestiers ou urbains.

Dans les Yvelines on pourrait donc les trouver à la fois en forêt de Sainte Apolline ou de Rochefort, mais aussi au Parc du Peuple de l’Herbe ou au Domaine de Madame Elisabeth.

Quand ?

Comme les fleurs qui fleurissent aux beaux jours, les tiques réapparaissent au printemps et sont particulièrement actives d’avril à novembre. 

Qui ?

Les personnes les plus concernées sont celles qui travaillent dans les milieux naturels : bûcherons, sylviculteurs, gardes forestiers, gardes-chasse, gardes-pêche, jardiniers, etc. Et dans les Yvelines, les éco-gardes y sont autant exposés qu’ils y sont vigilants.

Pour les non professionnels à risque on liste : les promeneurs et randonneurs en forêt, les campeurs, les chasseurs, les ramasseurs de champignons, les scouts, etc.

Comment ? 

Pour se prémunir des tiques il existe quelques réflexes à avoir avant, pendant et après avoir fait une promenade dans la nature. Pour s’en souvenir, c’est simple, il faut appliquer la règle des 3×3=9 bonnes pratiques à adopter.

Tire-tiques © Wikimedia

Avant la promenade

  1. S’équiper de vêtements longs et clairs, de chaussures fermées et d’un chapeau. Glisser le bas de son pantalon dans ses chaussettes.
  2. Utiliser un répulsif, acheté en pharmacie. Bien lire la notice !
  3. Se munir d’un tire-tique, disponible aussi en pharmacie.

Pendant la promenade

  1. Rester au centre des chemins et des sentiers en évitant broussailles, fougères et hautes herbes.
  2. Ne pas s’assoir ou s’allonger directement sur le sol mais utiliser un grand tissu clair pour les pique-niques.
  3. Vérifier régulièrement l’absence de tiques

Après la promenade

  1. S’examiner soigneusement l’ensemble de son corps afin de vérifier qu’aucune tique ne s’est fixée (en particulier les aisselles, les plis du coude, derrière les genoux, le cuir chevelu, derrière les oreilles, et les régions génitales).
  2. En cas de piqûre, retirer la tique avec le tire-tique (et SEULEMENT avec le tire-tique).
  3. Surveiller le point de piqûre pendant plusieurs semaines et consulter un médecin à l’apparition d’éventuels symptômes (plaque rouge et ronde qui s’étend en cercle ou symptômes grippaux, paralysie, etc.)

+ d’infos sur le site du Ministère de la Santé et des Solidarités