La voiture autonome, l’avenir des mobilités dans les Yvelines

CyrilMorteveille

L’institut VEDECOM qui développe la voiture autonome des Yvelines est installé au plateau de Satory. © CD78/N.DUPREY

La voiture autonome se développe d’année en année. Une innovation des mobilités à laquelle le Département des Yvelines s’engage aux côtés de l’institut VEDECOM. Si les avancées sont sur de bonnes voies, il faudra cependant être patient avant de profiter des véhicules autonomes sur la voie publique.

Depuis le début de l’année 2019, le Département des Yvelines dispose d’un pôle innovation dernier cri dédié aux mobilités innovantes, le mobiLAB. Implanté à Versailles,  sur le plateau de Satory, cet ensemble immobilier de 7 100m2 regroupe des espaces de recherche et de formation, des ateliers et des laboratoires.

Il accueille d’ores et déjà près de 300 chercheurs issus majoritairement des entités de référence en matière de mobilités. Parmi elles, VEDECOM est un institut pour la transition énergétique qui regroupe 50 membres et partenaires. Son objectif est de développer une voiture autonome, c’est-à-dire un véhicule apte à rouler sur la voie publique sans l’intervention d’un conducteur. C’est seulement son intelligence artificielle qui lui permet de s’orienter seul et d’interagir avec l’environnement pour adapter sa conduite. 

« Nous avons le lieu (plateau de Satory ndlr), des pistes à proximité et des laboratoires d’essai », se réjouit Philippe Watteau, directeur de VEDECOM. « Nous sommes désormais en boucle courte entre la partie recherche, l’expérimentation et la mise en oeuvre. Dès que nous avons une idée, nous pouvons la prototyper, l’essayer et vérifier sur le circuit si elle fonctionne bien ». 

Le Département engagé sur l’avenir des mobilités

L’arrivée des nouvelles technologies automobiles va fondamentalement faire évoluer les habitudes de transport. Sur les routes yvelinoises, les déplacements vers les grandes villes ou les bassins d’emploi changeront complètement. Un changement que le Département des Yvelines tient à suivre de près en s‘investissant auprès des différents acteurs : 

« Les Yvelines sont le 1er département automobile de France et elles tiennent à le rester. Nous travaillons déjà sur l’utilisation des données issues des véhicules connectés afin de contribuer aux   diagnostics d’amélioration du fonctionnement de la route », déclare Jean-François Raynal, vice-président du Conseil Départemental délégué aux mobilités. 

Le développement d’un tel véhicule prend du temps et représente un investissement considérable. © CD78/N.DUPREY

Opérateur d’investissement puissant au service des acteurs locaux majeurs, le Conseil Départemental a alloué une enveloppe de 20M€ à l’institut VEDECOM sur la période 2014-2023 afin de financer ses recherches sur les mobilités innovantes. L’objectif est de créer un environnement favorable à la prospérité des entreprises, en développant les infrastructures dont elles ont besoin pour renforcer à terme l’attractivité du territoire. 

Où en est le développement de la voiture autonome

Il va falloir être patient. Selon une estimation de l’INRIA, l’institut national de recherche dédié aux sciences du numérique, le premier véhicule autonome à rouler sur la voie publique n’apparaîtra qu’en 2040. Sur voie privée, les avancées permettront une utilisation en 2025. La raison reste avant tout le prix. Les équipements électroniques et informatiques coûtent extrêmement cher et consomment beaucoup d’énergie. Un véritable problème pour la conception des véhicules électriques dont l’autonomie est limitée. 

Aujourd’hui, les constructeurs ne sont que dans la seconde phase de la réalisation du projet. Actuellement, la machine prend le volant et les pédales sur certaines phases prédéfinies. Le « park assist » est un des exemples commercialisés les plus flagrants. Tous les constructeurs sont à ce niveau. L’étape suivante qui correspond à la conduite et la surveillance autonome n’est pas encore maîtrisée par tous.