La mantaise Claire Bové espère une médaille aux JO de Tokyo

YvesFOSSEY

Une médaille olympique pour les Yvelines ? Claire Bové, rameuse d’aviron du club de Mantes-la-Jolie, vise le podium aux Jeux Olympiques de Tokyo. Sa sélection vient d’être confirmée par le Comité national olympique et sportif français.

Claire Bové, la rameuse d’aviron de Mantes-la-Jolie, s’envolera pour les JO de Tokyo le 17 juillet. (Photo AS Mantes)

« J’ai hâte d’y être et que ça commence »

s’impatiente Claire Bové qui est actuellement en stage dans le Jura avec les membres de l’équipe de France d’aviron afin d’aguerrir sa préparation. Alors qu’elle s’envolera pour Tokyo le 17 juillet prochain, elle enchaîne les entraînements mais en plus elle bénéficie d’une préparation mentale afin d’être dans des conditions optimales le jour J.

Au club de Mantes depuis l’an dernier

La jeune femme, âgée de 23 ans, va donc défendre les couleurs de la France. Mais pas que. Son coeur est dans les Yvelines. Ses proches résident à Montalet-le-Bois aux portes du Vexin et elle est entraînée par son père Vincent, lui-même ancien champion de la discipline.

« J’ai un très bon coach, comme mon père connaît le haut niveau, il est très exigeant », détaille-t-elle.

« Ma fille est tenace et perfectionniste, je l’entraîne depuis qu’elle est petite », confie Vincent Bové, fier du parcours de sa fille.

Claire Bové, qui a débuté à Meulan, est entraînée par son père Vincent. (Photo AS Mantes)

En plus Claire a fait ses armes au club de Meulan. Elle a rejoint celui de Mantes-la-Jolie l’an dernier. Une arrivée qui fait le bonheur du président Frédéric Andolfi. Selon lui, elle bénéficie de meilleures conditions d’entraînement.

« À Meulan, elle ramait sur la Seine, il peut y avoir des vagues mais surtout des souches et des objets flottants, à Mantes, il y a le bassin d’aviron et le stade nautique Didier Simond. À Tokyo, Claire sera notre porte-drapeau. »

En ce moment la rameuse de l’ASM n’est pas souvent dans les Yvelines. Elle passe une grande partie de son temps avec l’équipe de France au Pôle aviron de Lyon où elle suit des études pour devenir kinésithérapeute.

« Actuellement j’effectue une douzaine d’entraînements par semaines au rythme de près de quatre heures par jour », explique-t-elle.

Claire Bové parmi les équipes favorites

Dans sa catégorie en deux de couple avec la grenobloise Laura Tarantola, Claire Bové et son équipière figurent parmi les meilleures après avoir obtenu des bons résultats aux championnats d’Europe et aux Mondiaux. Si elle brigue le podium et pourquoi pas la plus haute marche, elle est consciente que la compétition s’annonce serrée.

« La concurrence est sévère et le niveau de la compétition aux JO s’annonce très élevé. Parmi les 15 bateaux, douze équipages sont très forts et six seulement seront qualifiés pour la finale. »

Les épreuves doivent se dérouler entre le 26 et le 30 juillet. La victoire se joue en quelques minutes. « Pendant 2 000 mètres, il faut tout donner, dès le début il faut envoyer », décrit la championne qui rêve de médaille. Voilà bientôt 40 ans que le club de Mantes-la-Jolie attend cet instant. En 1984, aux Jeux Olympiques de Los-Angeles, Patrick Lefoulon avait décroché l’argent en kayak biplace 1 000 mètres avec Bernard Brégeon.