Près de 100 M€ d’investissement

Sandrine GAYET

Avec les dotations de l’État qui fondent comme neige au soleil, les édiles doivent débusquer toutes les économies possibles et faire face à des choix « impossibles » : faut-il supprimer la cantine ou fermer une crèche ? Repousser aux calendes grecques la réfection du beffroi ou du lavoir ou reporter la mise aux normes […]

Cet article fait partie du dossier: Le Département, 1er partenaire des communes

Avec les dotations de l’État qui fondent comme neige au soleil, les édiles doivent débusquer toutes les économies possibles et faire face à des choix « impossibles » : faut-il supprimer la cantine ou fermer une crèche ? Repousser aux calendes grecques la réfection du beffroi ou du lavoir ou reporter la mise aux normes des bâtiments, l’entretien des voies, du cimetière et des écoles ? Faut-il faire une croix sur le projet de création d’un parc de loisirs ou d’une sente piétonne qui sécurisera le trajet des enfants ?

Quelle que soit la taille de sa commune, un maire est trop souvent confronté à de tels arbitrages. Mais c’est surtout dans les territoires ruraux que le malaise est le plus perceptible et le sentiment d’abandon le plus palpable.

« À l’heure où l’État délaisse les zones rurales et où les maires des petites communes sont de plus en plus souvent isolés, nous avons fait le choix de renforcer nos liens avec les villes et les villages pour les aider à concrétiser leurs projets. Et cela marche ! », insiste Pierre Bédier, Président du Département.

Près de 100 M€ d’investissement

Le renforcement de ces liens passe par une offre départementale à la hauteur des enjeux.

Ainsi, en 2019, l’enveloppe allouée aux projets d’équipement des communes et intercommunalités atteint près de 96 millions d’euros, soit une hausse de 14 millions par rapport à 2018. Il faut y ajouter les subventions et la mise en place d’une politique innovante pour la préservation du patrimoine, mobilier et monumental.
Aujourd’hui, le Département s’engage à aller encore plus loin pour accompagner son territoire rural. Certes, pour lever les inquiétudes des élus territoriaux sur l’avenir mais surtout leur permettre de transformer une ambition en un projet durable.
Pour ce faire, le Département met à leur disposition une pléiade d’aides financières et d’ingénierie. Ainsi, le contrat rural destiné aux villages de moins de 2 000 habitants vient-il d’être enrichi d’un nouveau contrat spécifiquement yvelinois qui doublera le montant des aides.

« En période de disette, les bonnes nouvelles sont rares, surtout chez les ruraux. En voilà une de taille, décidée par le Département des Yvelines qui va doubler les aides aux communes rurales », se réjouit dans un tweet l’association des maires ruraux des Yvelines (AMRY 78).

« Ingéniery, c’est comme un Samu rural »

Autre arc-boutant majeur des villages : l’agence départementale Ingéniery qui souffle cette année ses 5 bougies. Elle déploie son savoir-faire et ses équipes au plus près des maires ruraux pour les accompagner dans leurs projets, et leur apporter une assistance à maîtrise d’ouvrage. Cette agence de terrain, au fait des besoins et des difficultés des villages, est si efficace que le Département a décidé récemment d’élargir ses compétences en lui confiant l’expertise du patrimoine.

« Ingéniery, c’est comme un Samu rural. On doit agir vite et bien pour défendre l’intérêt de nos territoires ruraux », lance son président, Philippe Benassaya.

On le voit, au quotidien, aucune commune n’est laissée sur le bas-côté. Toutes peuvent percevoir des subventions équitables, adaptées à leur taille et leurs projets : du Contrat rural au Contrat Yvelines Territoires en passant par le programme Départemental équipement ou Départemental voirie, les maires peuvent compter sur le Conseil départemental pour que leurs projets voient le jour. Une preuve, s’il en fallait, que le couple commune-Département marche bien et reste harmonieux dans les Yvelines.