Le pari gagnant de Job Academy

Chloë Bringuier

Xavier, Anne-Charlotte et Arthur ont un point commun : ils participent tous les trois à la première édition du dispositif Job Academy lancé par le Département des Yvelines en septembre 2019. En association avec le club d’entreprises FACE Yvelines, le Département a lancé Job Academy afin d’aider des personnes éloignées de l’emploi de manière plus […]

Cet article fait partie du dossier: Insertion : les leviers pour réussir

Xavier, Anne-Charlotte et Arthur ont un point commun : ils participent tous les trois à la première édition du dispositif Job Academy lancé par le Département des Yvelines en septembre 2019.

En association avec le club d’entreprises FACE Yvelines, le Département a lancé Job Academy afin d’aider des personnes éloignées de l’emploi de manière plus personnelle et ciblée. Son principe : un fonctionnement en binôme entre un demandeur d’emploi et un collaborateur du Département. Durant quatre mois, le collaborateur va aider le demandeur d’emploi dans sa recherche. Faire un CV plus attractif, écrire une lettre de motivation percutante, ne pas perdre ses moyens pendant un entretien… Autant de sujets qui sont abordés durant les rendez-vous et qui sont appréciés par les demandeurs d’emploi comme en témoigne Xavier, 34 ans, futur aide-comptable, l’un des membres de la première édition « Colibri » :

Anne-Charlotte et Sandrine © CD78/N.DUPREY

Avec Job Academy, j’ai l’impression qu’on s’occupe plus de moi, on discute vraiment et Ilhame m’aide à comprendre les attentes des employeurs.

Ilhame, c’est sa marraine. Cheffe de service du TAD Seine Aval, elle travaille au Département des Yvelines depuis cinq ans. Elle était la première à répondre présente lors du lancement du projet :

Je suis très attachée à la solidarité, je ne fais pas mon métier par hasard. Ma participation à Job Academy s’est imposée, pour moi, comme une évidence. 

La force de Job Academy réside dans ses binômes : une relation privilégiée s’installe et chacun se sent libre d’exposer sa situation professionnelle mais aussi personnelle. Les parrains incarnent une oreille attentive pour leurs filleuls qui souffrent, parfois, de la solitude engendrée par leur situation. Pour Thierry, agent de la DSI (Direction des Systèmes d’Information) au Département, laisser parler Arthur, son filleul, était une étape clef :

J’ai tout de suite saisi qu’il fallait que j’écoute Arthur, sans jugement, pour comprendre son parcours et réussir à l’aider.

En effet, les parrains n’ont pas pour but de définir un projet professionnel. Ils aident leur filleul à s’orienter et à prendre conscience de la réalité du monde du travail. Sans être utopique, chacun a le droit de pouvoir s’épanouir dans un emploi qui l’anime et lui ressemble.

Ilhame et Xavier © CD78/N.DUPREY

Anne-Charlotte a 46 ans, et maintenant que ses enfants ont grandi, elle souhaite trouver un emploi. Le monde du travail tel qu’il est aujourd’hui, ne lui est pas familier. Elle a trouvé en sa marraine, Sandrine, une bienveillance et une aide inespérées. Les deux femmes conversent des envies, des capacités mais aussi des craintes d’Anne-Charlotte :

Nous échangeons beaucoup avec Sandrine, elle m’aide à poser des termes techniques sur mes envies professionnelles. Nous définissons petit à petit mon projet. 

Les binômes se contactent au minimum deux fois par mois afin de faire le point. Toutes les quatre semaines, des ateliers sont organisés et les demandeurs d’emploi peuvent échanger et s’exercer pour leurs futurs entretiens. Au fil des mois, ils apprennent différentes techniques, travaillent sur leurs projets et reprennent confiance en eux : la base de tout bon départ.