Camille Pissarro : peindre la France

ChloëBringuier

Il y a 188 ans naissait Camille Pissarro, célèbre peintre connu pour être l’un des pères fondateurs de l’impressionnisme. Il a passé une grande partie de sa vie à Louveciennes, dans les Yvelines. 

Châtaignier à Louveciennes, vers 1870 (Musée d'Orsay) © Wikimédia

Châtaignier à Louveciennes, vers 1870 (Musée d’Orsay) © Wikimédia

Camille Pissarro naît le 10 juillet 1830 sur l’île Saint-Thomas des Antilles danoises (aujourd’hui les Îles Vierges aux États-Unis). Dès 1842, il est envoyé en France par son père pour y effectuer sa scolarité : il s’installe alors à Passy, un petit village de région parisienne. Pissarro se fait rapidement à la vie à la campagne où il dessine. Il profite également de sa vie en France pour flâner dans les musées parisiens.

Alors destiné à prendre la succession de son père, commerçant, l’appel du pinceau est trop puissant : Pissarro se lance dans la peinture à Paris. Il suivra quelques cours de l’Académie Suisse où il rencontre les plus connus : Monet, Guillaumin et Cézanne qui deviendra par la suite son élève, comme Gauguin. Mais c’est Camille Corot qui voit en Pissarro un grand paysagiste. En 1859, il expose pour la première fois au Salon.

Par la suite, Pissarro travaillera en étroite collaboration par avec Paul Cézanne. En 1874, il participera même à la première exposition des impressionnistes, et est aujourd’hui considéré comme l’un des « pères fondateurs de l’impressionnisme ». Comme souvent, la reconnaissance critique n’arrivera que bien plus tard dans les années 1870. Il peine à se faire une place car ses sujets sont souvent jugés peu spectaculaires. La peinture de Pissarro est douce, réelle et s’en dégage souvent une grande simplicité.

En 1860, il se met en ménage avec Julie Vellay, fille d’un viticulteur bourguignon, dont il aura huit enfants. La famille s’installe d’abord à Pontoise, en 1866, puis à Louveciennes, 22 route de Versailles, en 1869, dans une grande maison voisine de l’ancienne demeure des Pages du Roi, face au débouché de la rue du Parc de Marly. En 1870 à l’arrivée des Prusses, Camille, de nationalité danoise, part se réfugier à Londres auprès de Claude Monet. Il laisse tous ses tableaux à Louveciennes, ainsi que ceux que Monet lui a laissés en dépôt. Presque tous seront détruits.

De nombreuses vues de Louveciennes sont exposées au musée d’Orsay à Paris, mais pas seulement. En effet, Louveciennes traverse la Manche et est exposée dans l’une des salles de la célèbre National Gallery à Londres.