Ligne 18 : seulement en 2030 dans les Yvelines !

Le Premier Ministre, Édouard Philippe, a confirmé jeudi 22 février 2018, que la Ligne 18 du métro du Grand Paris Express sera réalisée en totalité. Mais… elle ne sera pas au grand rendez-vous des Jeux Olympiques de Paris 2024 !

Carte ligne 18

La Ligne 18 du Grand Paris Express à l’horizon 2030 © EPAPS

Nouveau rebondissement dans l’affaire de la Ligne 18. Alors que les élus départementaux sont mobilisés depuis octobre 2017, le Premier Ministre Édouard Philippe et la Ministre chargée des Transports, Elisabeth Borne, ont annoncé lors d’une conférence de presse, que le tronçon reliant Orly à Saclay ne verrait le jour qu’en 2027. Pire… que celui faisant la jonction entre Versailles, Saint-Quentin-en-Yvelines et Saclay ne sortirait de terre qu’en… 2030 soit 6 ans après les Jeux Olympiques de 2024 !

Mobilisation des élus des Yvelines, de l'Essonne et des Hauts-de-Seine en octobre 2017 © Le Parisien LP/Aurélie Foulon

Mobilisation des élus des Yvelines, de l’Essonne et des Hauts-de-Seine en octobre 2017 © Le Parisien / Aurélie Foulon

Ces échéances repoussées sont une véritable douche froide autant pour les élus que pour les autres acteurs du territoire : étudiants, chercheurs, professionnels du tourisme et habitants du plateau de Saclay, véritable pôle économique innovant du sud-ouest parisien.

Les présidents des départements de Petite et Grande Couronne (Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d’Oise, Yvelines) ainsi que Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France, ne cautionnent pas les annonces d’Edouard Philippe. Ils y voient un absolu mépris du Premier Ministre pour la voix des élus et des habitants de leurs territoires.

« Le Grand Paris Express doit désenclaver des territoires, accroître l’offre de logements et d’emploi en Ile-de-France et faciliter le quotidien des Franciliens », expliquent les élus.

Les élus déplorent que les mesures de financement indispensables pour respecter le calendrier initial ne soient pas prises afin d’augmenter le budget de la Société du Grand Paris. Société qui, ils le rappellent, est financée massivement par les franciliens. Les collectivités territoriales mettent en exergue le fait que c’est par le manque de financement de l’État que le calendrier n’est pas tenu !