Le Grand Paris, pour quoi faire ?

La rédaction

Le Grand Paris sera utile s’il poursuit un objectif clair : favoriser le développement et l’attractivité de la région capitale dans la compétition que se livrent les grandes villes d’Europe et du monde. Le Grand Paris doit satisfaire trois impératifs : Promouvoir le développement économique et accroître l’attractivité, en partenariat avec l’Etat et les autres […]

Cet article fait partie du dossier: Pour une métropole ambitieuse, solidaire et démocratique

Le Grand Paris sera utile s’il poursuit un objectif clair : favoriser le développement et l’attractivité de la région capitale dans la compétition que se livrent les grandes villes d’Europe et du monde.

Le Grand Paris doit satisfaire trois impératifs :

  • Promouvoir le développement économique et accroître l’attractivité, en partenariat avec l’Etat et les autres collectivités ;
  • Consolider le maintien dans toutes les parties du territoire de services publics de proximité de qualité, au moindre coût, en s’appuyant sur les communes et les départements ;
  • Garantir l’équilibre du territoire et les nécessaires solidarités entre ses composantes, en évitant la création de ghettos urbains ou ruraux.

La région capitale contribue à près du tiers du PIB national (31 %) pour seulement 1/5ème de la population du pays. Sa croissance représente
un moteur économique qui pro te au pays tout entier. Le développement de l’attractivité du Grand Paris ne se fera pas au détriment de la province mais des autres métropoles mondiales. Pour la France, c’est un projet gagnant-gagnant.

Grâce aux retombées économiques attendues du Brexit et l’organisation des Jeux Olympiques en 2024, l’agglomération parisienne dispose d’une fenêtre d’opportunité unique de développement, qu’elle doit saisir immédiatement. D’où la nécessité d’engager une transformation simple, harmonieuse, rapide à mettre en œuvre, aussi consensuelle que possible, et sans accumulation de structures et de coûts.

« Nous exclure du Grand Paris, c’est nous déclarer la guerre. La Métropole du Grand Paris est aujourd’hui un foutoir inimaginable. »

Pierre Bédier, Président du Département des Yvelines, Le Figaro, 11 octobre 2017