Une aide exceptionnelle du Département à l’agriculture sinistrée

BenoitDesavoye

A la suite des inondations qui ont fortement touché les exploitants yvelinois, Pierre Bédier, Président du Conseil départemental, a confié qu’une subvention exceptionnelle à la Chambre d’agriculture d’Ile-de-France allait être soumise au vote, le 17 juin prochain.

La Seine a englouti les terres agricoles yvelinoises (comme ici à Triel-sur-Seine).

La Seine a englouti les terres agricoles yvelinoises (comme ici à Triel-sur-Seine).

Tout faire pour participer au sauvetage de l’agriculture yvelinoise. Face au bilan catastrophique dressé par les exploitants agricoles après les inondations liées à la crue de la Seine, le Département tient à se montrer solidaire.

« Une aide exceptionnelle à la chambre interdépartementale d’agriculture d’Ile-de-France va être soumise au vote de notre Assemblée le 17 juin prochain », a assuré Pierre Bédier, Président du Conseil départemental, lors d’un déplacement, à Vernouillet, à la rencontre de plusieurs exploitants agricoles.

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Et Pierre Bédier de poursuivre :

Le Département jouera un rôle de facilitateur auprès des pouvoirs publics pour décrocher au plus vite les aides nécessaires au dédommagement des sinistrés. En attendant, nous allons essayer de trouver des terrains sur des réserves foncières pour assurer au plus vite une mise en culture et tenter de sauver, avant tout, les clients de proximité. »

Les maraîchers, exploitants les plus touchés

Au premier rang des exploitants les plus touchés : les maraîchers. Jean-Claude Guéhennec et Cédric Beaurain sont deux d’entre eux.

Le premier, établi au Mesnil-le-Roi depuis plusieurs générations, a vu 30 de ses 32 hectares engloutis par la Seine. « J’ai tout perdu », résume-t-il, estimant son préjudice à 500 000 euros.

Le second, installé à Vernouillet sur 12 hectares, attend avec impatience que l’état de calamité agricole soit décrété par l’Etat. « Sans cette indemnisation, je préfère arrêter tout de suite et fermer l’exploitation. »

Mardi 7 juin, plusieurs agriculteurs ont exhorté le gouvernement à déclarer l’état de calamité agricole pour bénéficier du Fonds national de gestion des risques en agriculture, chargé de compenser les pertes sur des cultures pour lesquelles ils ne peuvent souvent pas être assurés.

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