Un syndicat d’études pour développer l’axe Seine à l’Ouest de Paris

LudovicVincent

Les présidents des Départements de Seine-Maritime, de l’Eure, des Hauts-de-Seine et des Yvelines se sont réunis pour échanger sur le développement d’un atout indéniable qu’ils ont en commun : la Seine.

4 Présidents de Département

De gauche à droite : Pascal Martin, Pierre Bédier, Sébastien Lecornu et Patrick Devedjian.

Pascal Martin (Seine-Maritime), Sébastien Lecornu (Eure) et Patrick Devedjian (Hauts-de-Seine) étaient les invités de Pierre Bédier mardi 1er septembre 2015 à Versailles, au Domaine de Madame Elisabeth. Les Présidents des quatre Départements traversés par la Seine à l’Ouest de Paris se sont réunis pour évoquer le développement de leur axe fluvial commun.

Convaincus que la Seine représente un atout indéniable, au cœur du projet de Grand Paris (qui ouvre à nouveau la capitale sur son port historique du Havre), ils veulent faire émerger des projets structurants, utiles pour les habitants et indispensables pour les territoires.

Les quatre Présidents vont créer un syndicat d’études « pour définir les contours de ces projets de création de richesses économiques et touristiques », a annoncé Pierre Bédier. Et d’ajouter :

L’idée vient de Sébastien Lecornu. Nous allons coopérer pour travailler sur ce lien qui nous unit et présenter un premier point d’étape avant la fin de l’année. Je rappelle que la richesse s’est toujours créé le long des fleuves. »

Patrick Devedjian :

Nous n’avons plus rien à attendre de l’Etat. La relance de la croissance est la vocation des collectivités territoriales, qui réalisent déjà 75% de l’investissement public en France. Pour nous, la vallée de la Seine est un territoire de prospective de la croissance mais personne ne l’organise. Nous créons ce syndicat d’études parce que nous pensons que nos quatre départements sont capables de concevoir et de financer la fluidité qui manque aujourd’hui entre Le Havre et Paris. »

Sébastien Lecornu :

Les entreprises privées nous sollicitent pour développer le tourisme fluvial entre Vernon et Les Andelys. Mais autant faire une boucle complète en ajoutant Rouen et Mantes-la-Jolie. Sur ce sujet, les Régions ont échoué. Nos Départements ont la taille critique pour financer et la proximité nécessaire pour fédérer les acteurs locaux. »

Pascal Martin :

L’engouement populaire de l’Armada à Rouen, avec 10 millions de visiteurs en 10 jours, laisse augurer de belles perspectives de développement. Notre démarche est pragmatique et réaliste. »