Réforme territoriale : Pierre Bédier en appelle au réalisme

LudovicVincent

En marge de la présentation de l’agence départementale d’aide aux communes rurales, le Président du Conseil général, Pierre Bédier, a tenu à rappeler l’importance de l’échelon départemental.

Pierre BEDIER - Président du Conseil général des Yvelines« Une réforme inepte qui ne se fera pas. » Jeudi 19 juin, en marge du lancement d’IngénierY’, l’agence départementale d’aide aux communes rurales, Pierre Bédier a une nouvelle fois rappelé son désaccord avec le projet de réforme territoriale voulu par le Gouvernement.

Permettez-moi un petit ricanement quant à cette réforme quand je lis que l’Etat explique aux agents départementaux que le personnel et les missions seront exactement les mêmes. Dans ce cas, qu’est-ce qui change ? Où sont les économies ? »

Et de reprendre : « La réforme qu’on nous annonce est appelée à accoucher d’une souris. Il ne s’agit pas de défendre une fonction ou une corporation mais bien de défendre une institution en laquelle nous croyons.» 

« En défaisant les départements, on défait encore plus la France ».

Les transferts de compétence, qui attribueraient à partir de 2016 les collèges et les routes à la Région ? « Soyons réalistes deux minutes. Si on fait cela, je m’avoue très dubitatif sur l’entretien des établissements dans les prochaines années. Il n’y a pas de relation de proximité avec le conseiller régional et cette proximité est tout à fait essentielle. »

Quant aux routes, n’en parlons pas. En Ile-de-France, les Verts sont totalement contre l’idée de développer les transports routiers. Je ne vois donc pas l’intérêt pour nous, en grande couronne, de transférer à la Région la compétence des routes qu’une partie de la majorité ne voudra pas faire et dont nous avons foncièrement besoin. »

Et Pierre Bédier de conclure : « Pardonnez-moi ce coup de gueule mais, je le répète, le Conseil général est un échelon de proximité, utile et efficace, au service de tous les Yvelinois. Et ce ne sont pas des hauts fonctionnaires, qui vivent dans le monde des idées, qui vont avoir raison d’élus de terrain, qui vivent dans le monde du réel. En défaisant les départements, on défait encore plus la France. »