Louis-Alexandre Berthier : l’ombre de Napoléon

ChloëBringuier

Il y a 265 ans, à Versailles, Louis-Alexandre Berthier vit le jour. Né de parents tous deux au service du roi, Louis-Alexandre gravit les échelons jusqu’aux plus hautes sphères. L’histoire d’un homme devenu prince.

Louis-Alexandre Berthier : l’ombre de Napoléon © Wikimédia

Louis-Alexandre Berthier, prince de Neufchâtel et de Wagram, naît à Versailles le 20 novembre 1753, d’un père lieutenant de l’armée royale et d’une mère femme de chambre de Monsieur (futur Louis XVIII). Il bénéficie d’une éducation soignée et entre à l’École royale du génie de Mézières en 1764. Il en sort en 1766 et se voit nommé ingénieur-géographe à tout juste treize ans.

Il participe à la guerre d’indépendance américaine, de 1780 à 1783, dans l’état-major de Rochambeau, avant d’être désigné par La Fayette en 1789, major général de la garde nationale à Versailles, poste dans lequel il donne de nombreuses preuves de dévouement à la famille royale. Destitué à la chute de la monarchie en 1792, il est réintégré trois ans plus tard comme chef d’état-major de Kellermann.

Durant la campagne d’Italie en 1796, il s’attache au général Bonaparte qui apprécie ses qualités. Louis-Alexandre Berthier suit le général en Egypte, participe au coup d’état du 18 Brumaire, est nommé ministre de la Guerre dès le début du Consulat. Il organise le gouvernement du Piémont et conclut la paix avec l’Espagne. A l’avènement de l’Empire, en 1804, Napoléon le comble d’honneurs et de titres : maréchal, grand veneur, grand-aigle de la Légion d’Honneur, major général de la Grande armée, prince souverain de Neufchâtel, prince de Wagram, duc de Valengrin. Il épouse la nièce du roi de Bavière.

Il participe à toutes les campagnes de l’Empereur, en Espagne, en Bavière, en Autriche et en Russie, mais les points de vue des deux hommes divergent souvent sur les stratégie à mettre en oeuvre. En 1814, il est l’un des premiers à reconnaître Louis XVIII. Au retour d’Elbe, il suit le roi à Gand avant de se retirer dans son château de Bamberg où il se tue, peu de temps après, en se précipitant par la fenêtre, dans un accès de fièvre jaune.