Le Département et les communes forment un couple indissociable 

Larédaction

Comme chaque année, les maires des Yvelines ont été conviés au Domaine départemental de Madame Élisabeth, à Versailles, à l’invitation de M. Pierre Bédier, président du Département. Cette rencontre républicaine a permis de rappeler la place essentielle occupée par le Département auprès des communes yvelinoises, y compris dans la période de difficultés budgétaires que traversent toutes les collectivités.

Bédier, Président du Département a invité le nouveau préfet des Yvelines, M. Brice Blondel, à s’exprimer en présence de Mme Yaël Braun Pivet, présidente de l’Assemblée nationale et Mme Sophie Primas, sénatrice des Yvelines représentant M. Gérard Larcher, président du Sénat.@ Nicolas DUBOIS

Dans les Yvelines, chaque ville, chaque village peut compter sur le soutien du Département pour réaliser leurs projets et valoriser la qualité de vie des Yvelinois. Depuis de nombreuses années, le couple département-commune forme un partenariat complémentaire, historiquement solide et dynamique.

Pour marquer cet engagement et notamment accueillir les maires élus et réélus, M. Pierre Bédier, Président du Département a invité le nouveau préfet des Yvelines, M. Brice Blondel, à s’exprimer en présence de Mme Yaël Braun Pivet, présidente de l’Assemblée nationale et de M. Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, ainsi que Mme Sophie Primas, sénatrice des Yvelines représentant M. Gérard Larcher, président du Sénat.

Dans son discours, Pierre Bédier a rappelé combien la situation budgétaire était catastrophique pour tous les niveaux de collectivités territoriales, en particulier pour le Département*.

Pour autant, les financements à destination des communes demeurent :

« Sur les dix dernières années, le Département a engagé près de 800 M€ pour soutenir les projets locaux – concrètement des écoles, des équipements sportifs, des espaces publics. En 2026, c’est près de 50 M€ qui seront versés au bloc communal. A ce titre, et malgré ses difficultés budgétaires, le Département demeure le premier financeur des investissements des communes ».

Si, depuis deux ans, le Département n’est plus en mesure de prendre de nouveaux engagements, à l’exception du soutien aux communes rurales qui reste une priorité absolue, les engagements déjà pris seront bien évidemment tenus.

@ Nicolas DUBOIS

Les perspectives pourraient s’éclaircir à partir de 2027

Le Département pourrait retrouver en 2027 des marges de manœuvre lui permettant de reprendre l’instruction des demandes en attente, qui concernent une quarantaine de communes. Après cette phase, l’objectif serait d’examiner en 2028 de nouvelles demandes de subventions.

« Quels que soient les scénarios de reprise, le soutien financier du Département sera moins important que les années précédentes, qui correspond à une époque révolue. Nous souhaitons pouvoir continuer à accompagner les communes, au cas par cas,  avec de nouvelles priorités. Notamment, une attention particulière sera portée aux communes connaissant une forte croissance démographique actuelle ou à venir en lien avec leur effort de construction. Nous prêterons également attention aux projets d’équipements mutualisés, notamment en milieu rural, et à la situation des communes accueillant un projet départemental de protection de l’enfance », précise M. Pierre Bédier.

Vers un référendum en 2027 ?

Si le couple département-commune fonctionne depuis 250 ans et démontre chaque jour son efficacité, le président du Département estime que le temps est venu d’ouvrir une grande réflexion sur le « millefeuille administratif français ».

« Que veut-on faire des départements ? » interroge M. Pierre Bédier dans le cadre du débat sur la décentralisation, en rappelant que toute remise en cause de cet échelon aurait de graves conséquences sur les communes.

« Seul un référendum peut répondre à cette question, car il revient au peuple de trancher. »

La soirée républicaine s’est poursuivie par la très belle prestation de la chorale des enfants de l’aide sociale à l’enfance. Venant de la Maison de l’Enfance des Yvelines, de la Fondation Droit d’Enfance et de la Maison Saint-Vincent de Saint-Germain-en-Laye, ce spectacle a été animé par l’association Jubileo et accompagné par l’orchestre des sapeurs-pompiers du Service départemental d’incendie et de secours des Yvelines.

La chorale des enfants de l’aide sociale à l’enfance. Venant de la Maison de l’Enfance des Yvelines, de la Fondation Droit d’Enfance et de la Maison Saint-Vincent de Saint-Germain-en-Laye, ce spectacle a été animé par l’association Jubileo et accompagné par l’orchestre des sapeurs-pompiers du Service départemental d’incendie et de secours des Yvelines. @ Nicolas DUBOIS

*Budget 2026 : trouver l’équilibre pour investir en faveur du territoire

Malgré le désengagement de l’Etat, l’incertitude politique et la hausse des dépenses sociales, le Département des Yvelines réussit à préserver ses équilibres financiers et sa capacité à agir en faveur du territoire et des Yvelinois.

L’anticipation a permis de maintenir l’action publique départementale pour préserver le plus important : les politiques de solidarité et la protection des publics prioritaires, investissements nécessaires à l’avenir du territoire et à la qualité de vie au quotidien. Cela, malgré un contexte de fortes pressions sur les ressources disponibles : 52 M€ de contribution à la péréquation, 15 M€ de contribution au DILICO (prélèvement sur les recettes des Départements destiné à contribuer au redressement des finances publiques nationales), 173 M€ de reste à charge sur les allocations individuelles de solidarité. Si 2025 a été plus favorable concernant les droits de mutation à titre onéreux (+ 72 M€), les fluctuations du marché immobilier rendent ces recettes très volatiles. Entre 2022 et 2025, elles ont été divisées par deux, soit une perte de 200 M€.