Dunlopillo : le repreneur devra « respecter ses engagements »

CyrilMorteveille

Le Tribunal de commerce de Meaux a choisi le fonds d’investissement Perceva pour reprendre l’activité industrielle du Groupe Cauval, en redressement judiciaire. Les emplois de l’usine Dunlopillo, à Mantes-la-Jolie, devraient être préservés.

ECH21360123_1Mis en redressement judiciaire et déchu de son trône de roi de la literie, le Groupe Cauval Industries a officiellement trouvé un repreneur, lundi 23 mai.

Après avoir examiné les offres des nombreux prétendants, le Tribunal de Commerce de Meaux a choisi le fonds d’investissement Perceva pour assurer la reprise de l’activité industrielle et sauver le maximum d’emplois. Un soulagement chez les salariés des différentes marques du Groupe (Dunlopillo, Treca, licence pour Simmons), qui avaient également opté pour ce repreneur.

Perceva a notamment été préféré à la holding industrielle Verdoso, à l’entreprise portugaise Aquino et au géant sud-africain Steinhoff (propriétaire de Conforama).

Le repreneur va investir 70 millions d’euros, dont 40 millions en fonds propres pour relancer l’activité. Sept usines sur huit vont être conservées, dont celle de Mantes-la-Jolie.

Le Département reste vigilant

Malgré tout, les pouvoirs publics des Yvelines, restent prudents. Après avoir alerté les pouvoirs publics sur leur responsabilité quant au choix du repreneur, et le risque de se tromper d’objectif dans le cadre d’une vision court-termiste et unilatérale, Pierre Bédier, Président du Conseil départemental, assure qu’il sera désormais « particulièrement vigilant ».

Le projet choisi doit intégrer le maximum de la production sur les sites de Limay et de Mantes-la-Jolie et inclure une politique d’investissement volontariste. Les engagements pris doivent être respectés ! »