Des vestiges retrouvés dans la forêt de Marly

Sandrine GAYET

Un chantier de fouilles archéologiques mené à l’emplacement des anciens jardins du château de Noisy, a révélé de jolies trouvailles !

Pièce de décor trouvée dans les fouilles en forêt de Marly, été 2017. Crédit : Omage

Pièce de décor trouvée dans les fouilles en forêt de Marly, été 2017. Crédit : Omage

Coquillages, céramiques, plâtres peints et dorés… voici quelques-unes des trouvailles qui ont été excavées du chantier de fouilles mené du 17 au 28 juillet à Bailly. Elles ont été extraites de la grotte artificielle bâtie vers 1590 à l’emplacement des anciens jardins du château de Noisy, dans la forêt domaniale de Marly. Ces pièces témoignent, selon les archéologues de l’association Omage,

d’un ouvrage d’une grande richesse d’inspiration italienne, très en vogue au XVIème siècle dans l’art des jardins français.

Le grand public pourra découvrir ces vestiges le week-end du 16-17 septembre, lors des Journées européennes du Patrimoine.

 

Un peu d’histoire…

Noisy-le-Roi doit son nom aux noyers qui couvraient ses terres. Le château et les jardins de Noisy ont été aménagés à la fin du 16ème siècle pour Albert de Gondi, maréchal de France. Les jardins s’ornaient de parterres en terrasse, d’une grotte, de nombreuses fontaines, d’une orangerie, d’un potager, de vignes et vergers. Au 17ème siècle, Madame de Maintenon y ouvre un établissement pour les jeunes filles pauvres de la petite noblesse, le réaménagement des jardins est confié à Le Nôtre. Par manque de financements – Louis XIV vient de fonder Les Invalides pour les officiers blessés et investit dans sa nouvelle compagnie des Cadets – les jardins sont peu à peu laissés à l’abandon.

Des fouilles autorisées

Les fouilles conduites cet été, ont été autorisées et financées par la DRAC Ile-de-France, avec le soutien des communes de Bailly et de Noisy-le-Roi, en partenariat avec l’ONF, l’association Omage, l’association Renaissance du Patrimoine de Noisy-le-Roi, Rennemoulin et Bailly, l’association Volutes et la société d’imagerie numérique « Unautregard ».