La ruralité en questions

CyrilMorteveille

A la veille de la première réunion publique des Assises de la ruralité, qui se tiendra à Rambouillet le vendredi 6 novembre, Pauline Winocour-Lefèvre, Vice-présidente du Conseil départemental, explique pourquoi le secteur rural est une richesse.

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Pauline Winocour-Lefèvre, Vice-présidente du Conseil départemental déléguée à la ruralité.

Mû par la volonté de mieux connaître les habitants des zones rurales du territoire, le Conseil départemental a mis sur pied les Assises de la ruralité, qui se tiendront jusqu’en mars 2016.

Alors que la première grande réunion publique va avoir lieu à l’hippodrome de Rambouillet, vendredi 6 novembre à partir de 20h, Pauline Winocour-Lefèvre, Vice-présidente du Conseil départemental déléguée à la ruralité, fait le point sur l’événement.

Pourquoi mettre en place des Assises de la ruralité ?

P. W-L. : Les ruraux se sentent aujourd’hui délaissés. Ils font face à des contraintes, à des contradictions. Nous voulons, avec les Assises, leur donner la parole et les écouter sur l’idée qu’ils se font de la ruralité, ce qu’elle compte comme atouts, ce qu’elle induit comme besoins et, parfois, ce qu’elle implique comme contraintes. Nous souhaitons prendre le pouls de la ruralité, pour mieux cerner les attentes de ces territoires.

Que doivent attendre les Yvelinois des Assises de la ruralité ?

P. W-L. : Elles sont une occasion pour chaque « usager » du territoire rural de prendre la parole. Lors des nombreuses réunions publiques prévues, les élus départementaux seront dans l’écoute. C’est seulement à l’issue de ce temps de consultation que nous traduirons en actes ce que nous aurons entendu au cours de ces consultations. Mais il faut dire la vérité : les conditions économiques et financières actuelles vont nous contraindre. Nous devrons par conséquent nous montrer innovants et créatifs : faire mieux, avec moins semble être le leitmotiv qui nous est désormais imposé.

Des efforts financiers seront-ils malgré tout fournis pour aider le secteur rural ?

P. W-L. : Les petites communes des Yvelines sont et resteront privilégiées. Aujourd’hui, le Département consacre plus d’argent par habitant à la zone rurale qu’à la zone urbaine. Et cet effort, dans le devoir même de solidarité territoriale qui justifie l’existence de notre institution, continuera. La création de l’agence Ingéniery va dans ce sens. Notre secteur rural est une richesse que nous tenons à préserver.