Marguerite Duras, la rêveuse de Neauphle

SandrineGAYET

Marguerite Donnadieu plus connue sous son nom de plume Marguerite Duras, aurait eu 104 ans. Née le 4 avril 1914 en Indochine, elle mourut en 1996 à Paris. Mais c’est à Neauphle-le-Château que cette dramaturge, réalisatrice et écrivaine a passé plusieurs décennies, écrit des romans et réalisé des films.

L'ancienne maison de Marguerite Duras à Neauphle-le-Château

L’ancienne maison de Marguerite Duras à Neauphle-le-Château

 

Ce n’est pas la peine d’aller à Calcutta, à Melbourne ou à Vancouver, tout est dans les Yvelines, à Neauphle

disait-elle à propos des lieux de tournage. Celle qui fut l’un des écrivains les plus lus de son vivant, avait choisi Neauphle-le-Château pour planter ses racines en 1958, avec la vente des droits d’adaptation cinématographique de son roman autobiographique Un Barrage contre le Pacifique (publié en 1950).
C’est dans cette grande maison en pierres, ceinte d’un beau jardin avec étang, face au château d’eau, qu’elle va écrire Le Ravissement de Lol V. Stein (en 1964), le Vice-Consul (en 1966) et tourner plusieurs films tirés de ses livres, notamment Nathalie Granger en 1972, avec Jeanne Moreau et Gérard Depardieu. Dans ses entretiens divers, elle déclarait même que « toutes les femmes de ses livres avaient habité cette maison de Neauphle. »
Très attachée aux Yvelines, Marguerite Duras aimait se promener à Mareil-le-Guyon et visiter son petit cimetière, prendre un café à Parly II, sillonner la campagne, admirer le grand cèdre de La Queue-Les-Yvelines.

« Cette maison me console de toutes mes peines d’enfant » disait-elle. « A Neauphle, souvent, je faisais de la cuisine au début de l’après-midi, quand les gens n’étaient pas là, qu’ils étaient au travail ou en promenade dans les Etangs de Hollande (…) »,

écrit-elle encore en 1987 dans La Vie matérielle, un recueil de textes qui pioche dans ses pensées. Un regret pour ses lecteurs : la maison, 1 rue du Docteur Grellière, n’est pas ouverte aux visites…

Un des auteurs les plus étudiés dans les lycées

Avec la publication en 1984 de l’Amant, prix Goncourt, le succès de Duras devient mondial. Devenue « un mythe littéraire », elle reste toujours une des auteures les plus étudiées dans les lycées, ses textes sont même traduits et étudiés dans plus de 35 langues.
En 2011, Marguerite Duras fait son entrée dans la Bibliothèque de la Pléiade et de nombreux écrivains actuels évoquent son influence sur leurs parcours et leurs œuvres.

Pour mieux connaître Marguerite Duras évoquant notamment sa vie à Neauphle :

Marguerite Duras par Laure Adler. Editions Gallilmard, 1998
Marguerite Duras. Les trois lieux de l’écrit par Aliette Armel. Christian Pirot Editeur, 1998
Nos maisons de Neauphle, par Michèle Manceaux, dans Balade en Yvelines aux Editions Alexandrines, 2001.