Le Vieux Pont entre Limay et Mantes-la-Jolie reprend du service

PierreSARNIGUET

Le Département des Yvelines, la Communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO) et les différentes parties prenantes au projet étaient réunis vendredi 11 septembre pour inaugurer la passerelle du Vieux Pont, nouveau franchissement de Seine dédié aux mobilités douces.

Le Vieux Pont, datant du XIe siècle, supporte désormais une passerelle de 120 mètres reliant Limay à Mantes-la-Jolie.

Le Vieux Pont, datant du XIe siècle, supporte désormais une passerelle de 120 mètres reliant Limay à Mantes-la-Jolie. ©Ville de Limay

 

L’inauguration de la passerelle du Vieux Pont, entre Limay et Mantes-la-Jolie, marque l’aboutissement d’un projet structurant de reconquête patrimoniale et de développement des mobilités douces dans le Mantois. En 2019 déjà, une première passerelle avait été aménagée sur la rive gauche, entre la place de l’Étape à Mantes-la-Jolie et l’Île-aux-Dames. Cet ouvrage dédié aux cyclistes et aux piétons était la première étape d’un projet visant à renforcer les liens entre les villes de Mantes-la-Jolie et Limay, à favoriser les déplacements écoresponsables et à valoriser les berges de la Seine.

Le 11 septembre 2026, c’est un autre franchissement de Seine qui a vu le jour grâce à une nouvelle opération d’envergure qui a consisté à restaurer le Vieux Pont de Limay et à créer une nouvelle passerelle dédiée aux mobilités douces. « Depuis plusieurs années, aux côtés de nos partenaires, nous portons une ambition claire : que la renaissance de la Vallée de la Seine soit la renaissance du Mantois au service de ses habitants », précisait Pierre Bédier, le président du Département, présent pour cette inauguration.

Valoriser le patrimoine local et faciliter les déplacements

Construit au XIe siècle, le Vieux Pont est l’un des plus anciens édifices français de ce type encore debout. Il a traversé les siècles et les épreuves, notamment la Seconde Guerre mondiale durant laquelle ses deux arches centrales avaient été détruites. Classé au titre des Monuments Historiques, il ouvre désormais un nouveau chapitre en soutenant une passerelle longue de 120 mètres qui relie l’Île-aux-Dames à la Maison du Passeur à Limay.

Cette infrastructure est exclusivement réservée aux piétons, cyclistes et usagers des engins de déplacement personnel. Elle participe à la structuration du réseau cyclable et piéton du territoire et facilite notamment l’accès à la gare de Mantes-la-Jolie depuis la rive droite de la Seine. Au-delà de sa fonction de déplacement, l’opération constitue une action majeure de valorisation du patrimoine historique local et de réappropriation des berges de Seine.

Deux ans d’opérations

Les représentants des différentes parties prenantes au projet lors de l'inauguration de la passerelle.

Le Département s’est investi aux côtés de la Région Île-de-France, l’État, GPSEO et le Syndicat Mixte Seine Ouest. ©GPSEO

Le chantier avait été engagé à l’été 2024 avec une première phase consacrée à la restauration complète du Vieux Pont : interventions sur les parties émergées et immergées des piles, nettoyage, remplacement des pierres dégradées, rejointoiement et travaux patrimoniaux. Cette phase s’est achevée au deuxième trimestre 2025.

Une étape emblématique du projet est intervenue le 19 novembre 2025 avec l’acheminement de la passerelle par voie fluviale depuis le port de Limay puis sa mise en place sur les piles restaurées du Vieux Pont au moyen d’une opération de levage exceptionnelle.

La mise en service de la passerelle est effective depuis cet été. Elle permet de rétablir un franchissement doux de la Seine sur un site patrimonial majeur et de renforcer les continuités cyclables et piétonnes à l’échelle du Mantois. La passerelle bénéficie directement aux habitants de Limay et de Mantes-la-Jolie, venus en nombre lors de l’inauguration, ainsi qu’aux usagers quotidiens, scolaires, touristes et cyclistes du territoire. Pour mener à bien ce projet d’un montant de 4,7 M€, le Département s’est investi aux côtés d’autres collectivités : la Région Île-de-France (47 %), l’État (23 %), GPS&O (16 %) et le Syndicat Mixte Seine Ouest (4 %).