Avec son opérateur Seine Yvelines Voirie, le Département ausculte son réseau routier avec minutie pour assurer la sécurité des usagers et des agents et garantir les meilleures conditions de déplacement possibles.
En septembre dernier, l’Assemblée du Conseil départemental validait une enveloppe de 8 M€ pour son programme de renforcement des chaussées. Une somme répartie en fonction des besoins, à savoir : travaux sur les chaussées : 4,8 M€ ; travaux sur les ouvrages d’art : 1,7 M€ ; travaux urgents et imprévus : 1,5 M€.
Derrière ce budget se cachent de nombreuses données à prendre en compte. En effet, gérer un réseau routier de plus de 1 500 kilomètres est une mission de chaque instant qui nécessite veille, adaptation et réactivité. Pour mener à bien l’entretien de ses routes, le Département surveille minutieusement l’évolution de chaque tronçon. Pour cela, il s’appuie sur les compétences des agents de son opérateur Seine et Yvelines Voirie (SYV) qui patrouillent quotidiennement sur le réseau et sur les auscultations routières réalisées par un prestataire. C’est en combinant expertise humaine et outils numériques que le Département prend soin de ses axes et intervient dès que c’est nécessaire.
Appréhender les facteurs d’usure
Tout au long de l’année, les infrastructures routières se détériorent sous l’effet des charges répétées des véhicules, des variations climatiques et de l’usure naturelle. Chaque chaussée constitue un cas particulier. Deux facteurs principaux de dégradation sont identifiés :
- Le trafic routier, et particulièrement les poids-lourds qui constituent une contrainte importante tant en termes d’usure que de sollicitation mécanique
- Les conditions climatiques, les cycles de gel/dégel, les variations de températures ou l’infiltration d’eau contribuent à la fissuration et à l’affaiblissement des matériaux.
Pour les équipes de SYV, l’enjeu est d’allier réactivité et analyse en prenant en compte une multitude de données. Quelle est la longueur du tronçon à traiter ? Quel est le niveau de fréquentation routière sur cette zone ? Quelles ressources humaines, matérielles et financières sont nécessaires et disponibles pour cette intervention ? Pour faciliter le processus, les agents utilisent l’IA et le SIG (système d’information géographique) pour centraliser toutes les données d’exploitation routière. Tous les deux ans, l’ensemble des axes départementaux est passé au peigne fin par un véhicule bardé de caméras embarquées reliées à un logiciel d’analyse. Ce dispositif sillonne le territoire et permet une mise à jour ultra précise du diagnostic du réseau. Toutes les auscultations du réseau permettent ainsi d’actualiser régulièrement une carte du département sur laquelle un code couleur indique l’état de santé de chaque secteur.
« Ces actions nous octroient une connaissance fine de l’état du patrimoine routier et permettent de mieux cibler les interventions, d’optimiser les budgets et de bâtir des programmes d’entretien plus durables et plus efficients. L’innovation est un levier de performance humaine et contribue à l’attractivité du territoire », détaille Céline Maurize, directrice générale du SMO (syndicat mixte ouvert) Seine Yvelines Voirie. De ce fait, et selon le type de dégradation identifiée (fissurations, nid-de-poule, faïençage…), la solution la plus optimale est appliquée.
Une double expertise pour une qualité de service optimale
C’est en cela que l’enveloppe de 8 M€ allouée par le Conseil départemental est primordiale. Ce programme de renforcement en investissement optimise les moyens engagés et garantit la pérennité des routes départementales. Dans cette mission complexe, Seine Yvelines Voirie peut compter sur ses 234 agents pour surveiller et agir avec efficacité sur les 1 500 kilomètres de routes départementales, 1 077 ouvrages d’art (ponts, tunnels) et 1 063 carrefours à feux, pistes cyclables, fossés et accotements. « Chaque jour, nous œuvrons à la sécurité et au confort aux usagers en assurant la viabilité des ouvrages. Pour cela, l’anticipation de leur vieillissement est importante. L’aide du SIG, l’œil expert des agents et un suivi assidu de chaque secteur nous permettent de constituer une base de données conséquente pour une efficacité d’intervention maximale », souligne Sarah Berberian, sous-directrice programmation, achats et transformation durable chez SYV.
Lors des auscultations routières réalisées au printemps 2022, plusieurs sections de routes départementales ont montré des dégradations importantes. Elles ont été inscrites dans un programme de travaux réalisé en 2025 : RD 130 à Gargenville ; RD 37 à Lommoye ; RD 912 à Maulette ; RD 91 à Dampierre en Yvelines ; RD 30 à Plaisir/ Thiverval-Grignon/ Chavenay ; RD 58 à Elancourt.
Jour après jour, le Département œuvre ainsi au confort d’usage des Yvelinois en mettant toutes les chances de son côté pour anticiper les désagréments, bien que les imprévus (les conditions climatiques notamment) fassent partie du jeu. Entre entretien, réhabilitation ou reconstruction, les agents sont constamment en quête du meilleur équilibre dans le cadre de leur mission de service public.

