Ce lieu sera dédié à la santé et à l’accompagnement des femmes mais aussi des jeunes. L’approche y sera collective avec la présence de professionnels de santé, d’acteurs sociaux et d’associations locales permettant un accès aux soins plus large pour les personnes qui en ont besoin.

De très nombreux partenaires de la future Maison des femmes de Mantes-la-Jolie étaient présents pour la réunion d’annonce du projet. ©CD78
C’est dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars que le Département a officiellement annoncé l’ouverture d’une Maison des femmes dans le quartier du Val Fourré à Mantes-la-Jolie. Elle sera un espace dédié à la santé et à l’accompagnement des femmes mais aussi des jeunes.
Ce projet a été pensé dans une logique pluridisciplinaire et partenariale. De ce fait, le bâtiment regroupera des services du Département, des agents du Centre hospitalier François-Quesnay, une maison médicale départementale avec ses professionnels de santé et des acteurs du milieu associatif (radio LFM, ACPE, ASM).
Agir en faveur de la santé des femmes
L’établissement s’appuiera sur l’expérience du Département en matière d’actions sociales et de santé. Par exemple, la réussite de la Maison Calypso à Plaisir n’a fait que conforter la collectivité dans sa conviction : agir en faveur de la santé, notamment des femmes. Qui plus est sur ce territoire mantois où les nécessités en matière d’accès aux soins et d’accompagnement sont particulièrement importantes. « L’implantation de cette structure dans le quartier prioritaire du Val Fourré répond à l’ambition constante du Département d’aller vers les publics éloignés du système de santé et des services publics », notait Pierre Bédier, le président des Yvelines, qui était présent pour l’occasion.
Une prise en charge collective des femmes et des jeunes

La localisation (8 rue Mozart) dans le quartier prioritaire du Val Fourré répond à l’ambition du Département d’aller vers les publics éloignés du système de santé et des services publics. ©CD78
Au sein de ce bâtiment, qui possède l’avantage d’être parfaitement positionné tout en étant discret, les femmes et les jeunes pourront retrouver une offre complète de prévention et de soins : des consultations médicales et de santé sexuelle, un accompagnement social, un soutien psychologique, des actions de prévention et de sensibilisation, un appartement de repli pour les personnes en situation de rupture de parcours, ainsi que des initiatives associatives favorisant la reconstruction, la parole et l’accès aux droits. La radio associative LFM jouera pleinement ce rôle, elle qui promeut depuis bientôt 20 ans la place de la femme dans la société. Occupant une partie de ce grand bâtiment, elle sera au plus près des professionnels et des usagers.
Totalement opérationnelle d’ici six mois
Afin que cette Maison des femmes voie le jour, le Département a investi à hauteur de 300 000 €. Il faudra quelques mois pour que ces locaux, qui accueillaient auparavant un centre de protection maternelle et infantile (PMI), soient opérationnels. « Quelques petits travaux sont à prévoir mais le site est quasi opérationnel », soulignait Pierre Bédier avant de conclure. « La vocation sociale du Département ne faiblit pas malgré un contexte économique délicat. Nous redistribuons des crédits pour garder cette capacité de prise d’initiative avec l’idée qu’il faut être présent là où l’initiative privée n’existe plus et où les services publics sont la réponse au mal-être, au mal-vivre ».