Terre d’équitation par excellence, le département des Yvelines continue de perpétuer un héritage ancestral. Véritable pan de l’identité yvelinoise, l’équitation s’y conjugue à tous les temps et sous toutes les formes.

Toutes pratiques équestres sont présentes dans les Yvelines, place forte de l’équitation française. ©CD78
Maisons-Laffitte, l’autre cité du Cheval
La pratique équestre ne s’est pas cantonnée à Versailles. Si l’on devait nommer une autre capitale de l’équitation dans le département, c’est assurément Maisons-Laffitte que nous citerions. Le surnom de « cité du cheval » n’est d’ailleurs pas un hasard pour cette commune qui dispose d’un hippodrome et d’un centre d’entraînement de renommée internationale qui participent amplement à son rayonnement.
L’hippodrome de Maisons-Laffitte a été créé en 1878 et se distingue par son envergure. Avec 90 hectares, il est le plus grand d’Île-de-France et présente une ligne droite de 2 200 mètres, soit la plus longue d’Europe ! Pour le moment, ce dernier n’est plus utilisé ni praticable, mais la rénovation des carrières Molières, propriétés de la commune, a été soutenue par le Département dans le cadre du dispositif Rayonnement Olympique des Yvelines (ROY). La ville de Maisons-Laffitte dispose par ailleurs d’une trentaine de centres d’entraînements hippiques. Aujourd’hui encore, de nombreux emplois (entraîneurs, personnel d’écurie, vétérinaires, etc.) existent dans la ville grâce à l’économie du cheval.
Historiquement, c’est grâce au futur Charles X, qui s’installa au domaine de Maisons avec une centaine de chevaux, que la véritable histoire équestre de Maisons-Laffitte débuta. Dans son sillage, la ville prend son essor au 19e siècle grâce aux courses hippiques. Au milieu du siècle dernier, plus de 3 000 chevaux y séjournent annuellement faisant de cette commune une référence mondiale de l’équitation.
Le saviez-vous ? À Maisons-Laffitte, à certains croisements, les chevaux ont la priorité sur tous les types de véhicules.
Entre tradition et modernité, l’équitation yvelinoise perdure dans le temps
Les Yvelines accueillent petits et grands cavaliers pour une pratique sportive ou de loisir. Les innombrables haras, centres équestres et espaces naturels enchantent tous les férus d’équitation. Avec tout ce que nous avons vu précédemment, il n’est pas étonnant d’y recenser environ 200 structures équestres (dont certaines privées). Aussi, avec plus de 21 000 licenciés, les Yvelines sont le premier département équestre de la région et le deuxième de France en nombre de pratiquants. Il n’est donc pas surprenant de voir le territoire accueillir des événements hippiques de renom comme le Jumping International du Château de Versailles en 2017, l’Equirando en 2019 et les Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024.
De multiples chemins de randonnée et forêts accessibles aux cavaliers
Riche en forêts et en plaines, le territoire fait le bonheur des cavaliers et de leur monture qui disposent d’environ 450 km d’itinéraires de randonnée équestre. Ce cadre exceptionnel est structuré autour de huit grandes boucles, des circuits aux balises orange inscrits au PDIPR (Plan Départemental des Itinéraires de Promenades et de Randonnée).
Pour les amateurs d’histoire et de nature, il est possible d’emprunter la route européenne d’Artagnan en suivant les traces du célèbre mousquetaire qui a parcouru l’Europe au service du roi Louis XIV. Cet itinéraire dédié aux cavaliers relie Lupiac dans le Gers à Maastricht au Pays-Bas en passant par les Yvelines.
Dans les Yvelines, le cheval est partout
La tradition équestre yvelinoise perdure et se renforce d’année en année. Cela grâce à de nombreux acteurs qui, à leur échelle, contribuent à la popularité de cette discipline.
Dans le cinéma :
Comment ne pas citer Guillaume Canet, figure de proue du cinéma français ? L’acteur a passé sa jeunesse dans les Yvelines au milieu des boxes construits par son père. Mordu d’équitation, le film Jappeloup lui a permis d’allier ses deux passions avec succès.
Pour la sécurité de tous :
C’est un fait assez inédit pour être souligné. Dans les Yvelines, la Protection Civile a créé la première unité équestre de France. Celle-ci est basée à Hardricourt et couvre une vingtaine d’événements par an. Cette initiative avait d’ailleurs été saluée par le 3e prix du trophée de l’innovation du Congrès 2022 de la Protection Civile. Grâce aux équidés, les agents peuvent atteindre des zones inaccessibles aux véhicules et créent un lien différent avec les personnes secourues.
Le bien-être animal :
Bien que jeune, le haras de la Cense à Rochefort-en-Yvelines fait désormais partie intégrante de l’équitation dans les Yvelines et bien au-delà. Créé en 1998, ce site se veut résolument avant-gardiste en prônant l’équitation éthologique qui prend en compte la nature du cheval pour veiller à son bien-être.
Des formations :
Autre héritage yvelinois, la présence d’écoles et de diplômes en lien avec la filière équine. Le CFA de Saint-Germain-en-Laye en est un parfait exemple avec sa formation de palefrenier-soigneur (CAP) pour les jeunes entre 15 et 18 ans en apprentissage.
Rambouillet et son hippodrome :
Dans le paysage des hippodromes français, celui de Rambouillet possède une place de choix. Classé première catégorie pour les épreuves de trot, il attire tout au long de l’année de nombreux coursiers et spectateurs, et ce depuis sa création en 1890.
Le Club Hippique de Versailles :
Fondé en 1954, le Club Hippique de Versailles fait partie des plus ancien et plus important clubs des Yvelines avec pas moins de 900 adhérents. En partenariat avec le Conseil départemental des Yvelines, il s’engage notamment auprès de la jeunesse en accueillant des groupes scolaires et des enfants issus de milieux défavorisés. Il en va de même avec les personnes engagées dans un parcours d’équithérapie, projet soutenu dans le cadre du dispositif ChampYons Clubs du Département des Yvelines.

L’Yvelinois Christopher Six a ramené une médaille de bronze des Jeux Olympiques de Tokyo en 2021. ©CD78
Des compétiteurs médaillés :
Enfin, le territoire yvelinois se veut une terre de champions. Il a accueilli des compétitions de prestige tels les Jeux de Paris 2024 mais il accueille également des talents nationaux : Christopher Six, médaillé de bronze en concours complet aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2021, propriétaire des écuries de la Cendrinière (Gazeran) et athlète du dispositif départemental ChampYons 2024 ; Patrice Delaveau, plusieurs fois médaillé lors des championnats du monde de saut d’obstacles, est lui aussi un grand nom de l’équitation yvelinoise puisque né à Rambouillet ; et Grégory Cottard qui a longtemps joué la qualification pour les Jeux de Paris 2024 et qui possède ses écuries à Drocourt.

