Dans le cadre de son dispositif ChampYons Clubs, le Département œuvre en faveur d’une pratique sportive inclusive. À Sartrouville, le soutien départemental au club de badminton et l’engagement de quelques passionnés ont permis l’organisation d’un stage à destination de personnes en situation de handicap. Le succès était au rendez-vous.

Ce stage organisé par l’Entente Sportive de Sartrouville Badminton fait partie des 77 actions menées dans le cadre du dispositif ChampYons Clubs. ©CD78
En cette matinée ensoleillée, le gymnase Louis Paulhan de Sartrouville est animé par le bruit des volants qui rebondissent sur les raquettes. Théo, Aurélie, Sébastien et Victor ont fait le court déplacement depuis leur centre hospitalier à Montesson pour profiter du stage de badminton adapté organisé par le club sartrouvillois. Handicapés psychiques ou mentaux, ils sont accompagnés tout au long de la semaine par Julia Benoît, enseignante en activité physique adaptée et membre du club de badminton. Avec pédagogie, elle orchestre les différentes séances proposées à ces néo-pratiquants qui ont déjà acquis un bon niveau en l’espace de quelques jours. « On débute avec un temps de familiarisation et d’échauffement, puis on enchaîne avec de la technique et, enfin, on fait des jeux sur le terrain », détaille la badiste, dont les consignes sont tout sauf hasardeuses. « Avec ces différents exercices, ils apprennent à connaître leur corps et leurs mouvements. C’est ce qu’on appelle la proprioception. Nous travaillons également la coordination. Grâce au badminton, ils effectuent des exercices qui leur permettent de développer la motricité. »
Avec les Yvelines, personne ne reste sur la touche
Ce stage est une aubaine dont bénéficient ces personnes en situation de handicap. Il incarne parfaitement la volonté du Département de ne laisser personne sur le bord des terrains de sport. Au contraire, sa politique sportive se veut inclusive. Pour cela, elle s’articule autour de plusieurs dispositifs, dont ChampYons Clubs fait partie. Pour l’exercice 2025/2026, 29 clubs en font partie et profitent du soutien du Conseil départemental. 77 actions, parmi lesquelles ce stage de badminton adapté, sont organisées sur l’ensemble du territoire. Elles favorisent l’inclusion des personnes en situation de handicap, mais aussi l’éducation, la citoyenneté ou encore la pratique sportive adaptée pour les seniors. Des valeurs solidaires qui correspondent parfaitement au club de badminton de Sartrouville. « L’Entente Sportive de Sartrouville Badminton est un club engagé au-delà de l’aspect sportif et compétitif. Par exemple, nous mettons en œuvre des actions avec les écoles de la ville. C’est naturellement que nous avons fait le choix de développer le volet « sport adapté » pour les personnes en situation de handicap. Le soutien du Département nous permet de mener ces actions sportives et solidaires », précise Frédéric Lechauve, président du club également partenaire du Pass +, dispositif départemental qui accorde une aide financière (jusqu’à 100 €) aux jeunes pour encourager la pratique d’activités sportives mais aussi culturelles.

En quelques jours, les joueurs ont acquis un bon niveau de jeu grâce aux conseils d’une enseignante en activité physique adaptée. ©CD78
« Le bilan est très positif »
Ce stage de badminton adapté montre aussi à quel point le dispositif ChampYons Clubs est fédérateur à l’échelle locale. À partir d’une action départementale se tissent des liens avec les clubs, mais également avec les établissements sociaux et médico-sociaux. Laura et Aurélie, psychomotricienne et infirmière au centre hospitalier Théophile Roussel, ont fait jouer leur réseau pour intégrer à ce stage des patients de l’hôpital de Marly-le-Roi. « Dans le cadre de nos activités professionnelles, nous étions à la recherche de structures permettant la pratique d’activités physiques adaptées. Le lien s’est facilement fait avec le club de Sartrouville. Nous avons pu conseiller nos collègues de Marly-le-Roi afin qu’ils puissent également en profiter », expliquent elles, raquette à la main. « Le bilan est très positif. Les usagers prennent du plaisir à se mettre en mouvement. On voit qu’ils trouvent facilement la motivation et qu’ils reviennent, c’est parfait », concluent elles entre deux volants.