Au printemps, nos forêts s’éveillent

SandrineGAYET

Les forêts forgent l’identité des Yvelines et l’essentiel des Espaces Naturels Sensibles (ENS) du territoire. Il faut les préserver. Le Département veille à leur équilibre. Il permet de valoriser ces milieux naturels pour que le public puisse les découvrir. Avec l’arrivée du printemps, profitez des belles forêts yvelinoises où fleurs et animaux célèbrent la fin de l’hiver.

Ça y est, le printemps est là.

Dès la fin de l’hiver, alors que les grands arbres ont leurs branches dénudées, les sous-bois se parent de multiples fleurs qui tapissent le sol forestier. Ces plantes printanières percent le tapis de feuilles mortes pour capter les rayons du soleil. Elles profitent d’une bonne luminosité pour fleurir et fructifier mais aussi faire des réserves, avant le développement du feuillage dense des arbres qui leur fera bientôt ombrage.

Les espèces végétales que vous pouvez voir :

la Primevère élevée (Primula elatior) et le Coucou (Primula veris).

Primevère élevée/Pixabay

La Primevère élevée se développe dans les sous-bois clairs tandis que le Coucou préfère les prairies, bords de chemins et lisières ensoleillées. Pour différencier les deux espèces, il faut regarder les fleurs : Primevère élevée : les fleurs sont jaune pâle avec un anneau plus foncé au centre. Coucou : les fleurs sont jaune vif avec une tache orange à la base de chacun des cinq pétales.

Autre jolie fleur de nos forêts : la Jacinthe des bois Hyacinthoides non-scripta (en avril-mai) : La Jacinthe des bois, plante vivace à petits bulbes, forme des tapis violets spectaculaires dans les sous-bois frais. Son rythme de colonisation est assez lent. Son étendue dépend donc de l’ancienneté des boisements.

Jacinthe des bois/Pixabay

L’Anémone des bois ou anémone Sylvie Anemone nemorosa (mars à avril)

Grâce à son rhizome, qui est une une tige souterraine, la plante se développe et se ramifie en formant des clones. La tige souterraine croit de deux à trois centimètres par an. Au fil des années, à partir d’un pied se forme un tapis immense d’anémones des bois.

Anémone des bois/Pixabay

Ces oiseaux qui annoncent le printemps dans nos forêts

Le pinson des arbres (Fringilla coelebs) :  petit oiseau à la gorge et au ventre rosé. Il fait particulièrement entendre son chant mélodieux au printemps. Il se nourrit de graines et de petits insectes. « Le pinson des arbres est une espèce commune en France. On le retrouve souvent dans les boisements plus ou moins denses, haies, bosquets d’arbres, les parcs et jardins.

La mésange bleue (Cyanistes caeruleus) : très présente dans nos forêts de feuillus.

site/_img/chantsidf/IMG_02257.jpg

Sonothèque LPO IDF 

Le répertoire vocal de la Mésange bleue est très diversifié avec de nombreuses variantes. « Elle a une façon bien à elle d’évoluer dans les houppiers en adoptant des positions acrobatiques autorisées par ses doigts griffus. Elle se laisse pendre à l’extrémité des rameaux, la tête en bas, et explore du bec suivant la saison bourgeons et fructifications. »

La mésange charbonnière (Parus major) : c’est la plus grande de nos mésanges. Elle bâtit son nid dès le mois de mars. Elle construit son nid dans toutes sortes de cavités et anfractuosités.

« La Mésange charbonnière recherche sa nourriture dans la végétation ligneuse, mais aussi au sol. Elle a à sa disposition deux outils performants, un bec pointu très solide qui lui permet en particulier de percer ou casser les graines à paroi épaisse, et des pattes robustes et griffues dont elle se sert pour caler sa proie ou sa graine sur un support avant de l’attaquer du bec. »

La sitelle torchepot (Sitta europaea) : très bons grimpeurs sur les arbres grâce à leurs doigts forts. Elle se balade facilement sur des supports penchés dans tous les sens possibles. On la reconnaît également par sa manière de grimper très caractéristique : elle se déplace délicatement en saut par à-coups pour monter sur le tronc.

« Elle est aussi appelée « torchepot » par sa capacité à plâtrer l’entrée de son nid. Nichant dans une cavité d’arbre, elle maçonne l’entrée à l’aide de boulettes de boue. Le « pot » fait référence aux nichoirs à oiseaux qui étaient, avant, sous forme d’un pot en terre cuite. »

Il y a aussi les pics qui tambourinent les arbres creux, notamment le pic épeiche ou le pic noir. Dans les mares forestières, crapauds et grenouilles font la fête pour l’arrivée du printemps.

Belles promenades dans les forêts départementales des Yvelines !