<![CDATA[Patrimoine – Yvelines Infos]]> https://www.yvelines-infos.fr Thu, 21 Jun 2018 09:11:36 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.6.10 Patrimoine : un dispositif de sauvegarde unique en France https://www.yvelines-infos.fr/patrimoine-dispositif-de-sauvegarde-unique-france/ https://www.yvelines-infos.fr/patrimoine-dispositif-de-sauvegarde-unique-france/#respond Mon, 18 Jun 2018 08:01:49 +0000 https://www.yvelines-infos.fr/?p=351157 Le Département s’engage pour la préservation du patrimoine yvelinois au travers d’un dispositif inédit en partenariat avec la Fondation pour la Sauvegarde de l’Art Français et l’agence IngénierY.

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Un dispositif pour préserver le patrimoine rural dans les Yvelines https://www.yvelines-infos.fr/dispositif-preserver-patrimoine-rural-yvelines/ https://www.yvelines-infos.fr/dispositif-preserver-patrimoine-rural-yvelines/#respond Fri, 15 Jun 2018 13:34:34 +0000 https://www.yvelines-infos.fr/?p=351128 Jeudi 14 juin 2018, le Conseil départemental des Yvelines représenté par Joséphine Kollmannsberger, l’agence IngénierY, présidé par Philippe Benassaya et la Fondation pour la Sauvegarde de l’Art Français, présidée par Olivier de Rohan Chabot, ont signé un partenariat innovant pour accompagner les communes rurales yvelinoises dans la conservation préventive des édifices historiques.

Unique en France, ce dispositif, proposé à l’initiative de Pierre Bédier, Président du Conseil départemental des Yvelines, repose sur la conviction qu’en matière de préservation du patrimoine, mieux vaut prévenir que guérir. Un soutien indispensable du Département, adapté aux besoins des communes de moins de 25 000 habitants.

Fort d’un patrimoine historique riche et varié, le Département des Yvelines œuvre depuis près de 30 ans à sa restauration et à sa valorisation. Dispositif inédit, « Entretien du Patrimoine rural 2018-2021 » s’inscrit ainsi dans une démarche de conservation préventive, afin de limiter les restaurations lourdes et coûteuses des monuments. Il est complémentaire du dispositif « Restauration des Patrimoines historiques ».

« Malgré les efforts continus et le caractère incitatif des régimes d’aide, les communes rurales restent aujourd’hui en grande difficulté pour entretenir les édifices patrimoniaux dont elles ont la charge,«  rappelle Pierre Bédier.

« Maintenir régulièrement le patrimoine c’est faire des économies. Il ne faut pas attendre que le toit de l’église tombe en ruines ! C’est la raison pour laquelle nous signons cette convention, pour bénéficier de l’expertise d’IngénierY et de la Fondation », a expliqué Joséphine Kollmannsberger, vice-présidente déléguée à la culture, au tourisme et à l’environnement.

Reposant sur un programme budgétaire de 4 ans, de 2018 à 2021, et sur un montant total de 3,6 M€, le dispositif « Entretien du Patrimoine rural » concerne l’ensemble des édifices historiques appartenant aux communes ou groupements de communes de moins de 25 000 habitants, adhérents de l’agence IngénierY. Il s’applique à tous les bâtiments patrimoniaux, qu’ils soient ou non protégés au titre des monuments historiques.

Un partenariat concret et déjà opérationnel

S’appuyant sur ce dispositif, la convention engagée à l’initiative du Département, en partenariat avec l’agence IngénierY et la Fondation pour la Sauvegarde de l’Art Français, définit les actions suivantes pour une durée de 3 ans :

  • aide financière du Département envers les communes, formalisée par convention ;
  • accompagnement technique et juridique de l’agence IngénierY, chargée de la mise en œuvre du dispositif ;
  • recherche de financements complémentaires issus du mécénat et mise en place de partenariats privés via la Fondation pour la Sauvegarde de l’Art Français.
De gauche à droite : Joséphine Kollmannsberger, Olivier de Rohan Chabot, Philippe Benassaya © CD78 / N.Duprey

De gauche à droite : Joséphine Kollmannsberger, Olivier de Rohan Chabot, Philippe Benassaya © CD78 / N.Duprey

La Fondation prendra en charge la phase de prospection des entreprises yvelinoises susceptibles d’être mécènes, recevra les dons affectés aux communes bénéficiaires, puis leur reversera le montant après établissement d’une convention spécifique.

Olivier de Rohan Chabot, Président de la Fondation pour la Sauvegarde de l’Art Français se réjouit de ce partenariat : « Par son expérience, la Fondation considère qu’une action de prévention est indispensable pour éviter des interventions aussi risquées que coûteuses, et est donc désireuse de soutenir l’expérience innovante du département des Yvelines. Reconnue de longue date, notre expertise du montage de plans financiers associant divers partenaires publics et privés s’adapte au dispositif souhaité par le Département. »

Ce dispositif répond aux défis que doivent relever les petites communes rurales, qui représentent 60% du territoire et 9% de la population yvelinoise. Il s’agit donc d’un marqueur de l’identité des Yvelines, tel que le confirme Philippe Benassaya, président de l’agence IngénierY : « Le Département est très attaché aux communes rurales, et s’investit pour pallier l’absence de l’Etat. Les zones rurales se sentent délaissées par les pouvoirs publics, mais nos communes réalisent que lorsqu’elles ont des projets, nous leur permettons de les concrétiser. »

 

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Un concert-hommage à Lili Boulanger à Gargenville https://www.yvelines-infos.fr/concert-hommage-a-lili-boulanger-a-gargenville/ https://www.yvelines-infos.fr/concert-hommage-a-lili-boulanger-a-gargenville/#respond Wed, 13 Jun 2018 09:51:54 +0000 https://www.yvelines-infos.fr/?p=351070 Le 14 juin prochain, la pianiste et musicologue allemande Kyra Steckeweh, donnera un concert-hommage à Gargenville en l’honneur de Lili Boulanger, disparue il y a cent ans. 

Lili Boulanger © Wikimédia

Lili Boulanger © Wikimédia

Kyra Steckeweh avait déjà tourné des images pour son film « Komponistinnen » dans Les Maisonnettes des soeurs Boulanger. Elle rend hommage cette fois à Lili, décédée en mars 1918 à seulement 24 ans.

Lili Boulanger est née dans une famille de musiciens : son père était compositeur et sa mère cantatrice. C’est donc naturellement qu’elle se dirige vers la musique avec de larges dispositions dès son plus jeune âge. Elle sait déchiffrer une partition avant même de savoir lire : son avenir semble grand.

Ami de la famille, Gabriel Fauré, lui donne ses premières leçons de piano. Cependant, Lili est malade. Ses troubles de déficience immunitaire s’installent sur le devant de la scène et jètent un voile sombre sur son quotidien. Alors entrée au Conservatoire de Paris, elle devient en 1913 la première femme à remporter le premier grand prix de Rome de composition musicale pour sa cantate Faust & Hélène. Cette cantate reçoit un grand succès public et critique qui la mènera à l’Elysée à la rencontre du président de la République : Raymond Poincaré.

Lili Boulanger sera en Italie lorsque la Première Guerre mondiale éclate : elle continue de composer et fondera même avec sa soeur Nadia, la Gazette des classes de composition du Conservatoire, qui permet aux musiciens engagés dans la guerre d’échanger des nouvelles.

Mais la maladie aura raison de Lili qui meurt à Mézy-sur-Seine dix jours avant Claude Debussy.

Un concert-hommage à Lili Boulanger à Gargenville © CD78/N.DUPREY

Un concert-hommage à Lili Boulanger à Gargenville © CD78/N.DUPREY

De nombreuses de ses pièces sont restées inachevées , mais elles sont toutes marquées par la tristesse d’un futur funèbre proche.

Aujourd’hui, au delà de son oeuvre, l’âme de la musicienne réside aux Maisonnettes. Un ensemble de trois petites maisons où Lili et sa soeur Nadia vivaient. Cette dernière en a fait un centre d’enseignement reconnu dans le monde entier par les professionnels de la musique. Un auditorium accueille des concerts prestigieux avec une acoustique rendant leur noblesse aux plus grandes pièces.

Les Maisonnettes des soeurs Boulanger sont classées « Maisons des Illustres », via le label décerné par le Ministère de la Culture, permettant aux passants d’apprendre que derrière le portail : l’histoire sommeille et n’attend que vous.

De passage à Paris à l’Institut Goethe, Kyra Steckeweh donnera un concert ce jeudi 14 juin aux Maisonnettes pour fêter le centenaire de la mort de Lili Boulanger.

La billetterie sera mise en place le soir du concert sur place au prix de 8€. Informations au : 01.30.42.11.70

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Jules Porgès : le roi du diamant https://www.yvelines-infos.fr/jules-porges-roi-diamant/ https://www.yvelines-infos.fr/jules-porges-roi-diamant/#respond Tue, 29 May 2018 10:24:06 +0000 https://www.yvelines-infos.fr/?p=350471  

Connu pour être le « Roi du diamant », Julius dit Jules Porgès est un diamantaire et industriel français reconnu dans le monde entier pour son sens des affaires et ses divers investissements.

Jules Porgès à Prague en 1875.

Jules Porgès à Prague en 1875. © Wikimédia

Un jeune homme à la conquête des mines

Issu d’une famille de joailliers tchèques et appartenant à la grande bourgeoisie juive austro-hongroise de Prague, Jules Porgès rejoint son frère à Paris dès 1857.

Âgé d’à peine 18 ans, il est à la tête de sa propre société de diamants, et sa réputation est déjà au summum. Très vite, il possède de nombreuses mines en Afrique du Sud, notamment sur le site de Kimberley, connu pour ses diamants, comme le joyau Eureka, découvert par un enfant en 1867 un peu plus au sud de la ville.

Certains rendements n’étant pas assez conséquents, Jules Porgès revendra quelques-unes de ses mines, pour investir à Johannesburg avec le soutien de la famille Rothschild qui entre dans le capital de ses affaires. À 52 ans, Jules Porgès se retire de l’Afrique et s’intéresse à l’immobilier parisien. Pour des millions de francs il fait construire un hôtel avenue Montaigne à Paris. Cette demeure abrite de célèbres toiles allant de Rubens à Rembrandt en passant par Van Dyck.

Son plus grand investissement immobilier, il le fera pour sa femme : Anna Wodianer, d’origine autrichienne.

 

 

L'hôtel de Salm © Wikimédia

L’hôtel de Salm © Wikimédia

Un diamantaire à Rochefort-en-Yvelines

Le couple rachète le château de la famille de la Rochefoucauld pour 900 000 francs, situé sur le haut de la colline à Rochefort-en-Yvelines. De grands travaux seront menés et seront dirigés par l’architecte Charles Mewès, à qui l’on doit également l’hôtel Ritz à Paris. Si au premier coup d’œil, le Château Porgès ne vous semble pas inconnu, c’est parce qu’il a été construit selon l’hôtel de Salm à Paris, qui n’est autre que l’actuel palais de la Légion d’Honneur. Le Château est cependant deux fois plus grand et a coûté près de 18 millions de francs or.

L’intérieur est très largement inspiré d’édifices remarquables des 17ème et 18ème siècles. Ainsi, cette construction symbolise « l’art de la copie », ce qui à l’époque, était bien vu et même envié par le gotha mondain. Les jardins se parent d’une pièce d’eau, d’une grande cascade et autres sculptures. Tout ce faste fait le bonheur des convives qui se pressent pendant une dizaine d’années de réceptions en soirées privées.

 

Château Porgès de Rochefort-en-Yvelines © Wikimédia

Château Porgès de Rochefort-en-Yvelines © Wikimédia

Une vie mondaine qui s’évanouit

La Première Guerre mondiale éclate, les salons et autres salles à manger sont transformés par ses propriétaires en hôpital de la Croix Rouge : 150 blessés y seront en convalescence. Trois années après l’armistice, Jules Porgès meurt chez lui. Il est enterré dans le cimetière du village. Mais la propriété est immense et son entretien très coûteux. Anna Wodianer décide de vendre. M. Duplain, l’acquéreur, scindera le bien en deux parties : le château et son parc, puis le domaine des Tourelles qui concerne le reste des bâtiments et jardins.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, l’occupation allemande s’installe avant un énième rachat. Le Château Porgès de Rochefort-en-Yvelines devient alors un golf et accueille aujourd’hui des séminaires d’entreprises. Il a été acquis par la Foncia en 2016 pour 15 050 000€.

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Philippe de Champaigne : un peintre royal https://www.yvelines-infos.fr/philippe-de-champaigne-peintre-royal/ https://www.yvelines-infos.fr/philippe-de-champaigne-peintre-royal/#respond Sat, 26 May 2018 05:00:43 +0000 https://www.yvelines-infos.fr/?p=350433 C’est à Bruxelles, dans une famille pauvre, que naît Philippe de Champaigne en mai 1602. Dès l’âge de 12 ans, il pratique la peinture et côtoie de grands professeurs tels Jean de Bouillon ou Michel de Bourdeaux. 

Le Cardinal de Richelieu vers 1637 © Wikimédia

Le Cardinal de Richelieu vers 1637 © Wikimédia

En 1621, il monte à Paris et se lie d’amitié avec Nicolas Poussin, célèbre peintre et représentant majeur du classicisme pictural. De Champaigne intègre l’atelier de Georges Lallemant où il pratique la peinture d’histoire, pour ensuite peindre pour son compte.

En 1628, l’artiste est remarqué par Marie de Médicis, ancienne reine de France et de Navarre et mère du roi Louis XIII. Elle demande au peintre de participer à la décoration du Palais du Luxembourg, où il réalisera plusieurs fresques des plafonds. Il occupe par la suite la place, prestigieuse, de peintre ordinaire de la reine-mère, ainsi qu’une pension de 1 200 livres. Il devient l’un des peintres les plus réputés du royaume pour lequel il travaillera de manière exclusive jusqu’en 1643. Preuve de son importance, il est le seul autorisé à peindre le Cardinal de Richelieu en habits de cardinal.

En février 1648 , il fait partie des membres-fondateurs de l’Académie royale de peinture et de sculpture. Philippe de Champaigne se rapproche de Port-Royal et de personnalités masculines, directeurs spirituels, théologiens, solitaires, dont il dresse le portrait ou pour qui il dessine des frontispices d’ouvrages.

Au sommet de sa gloire, Philippe de Champaigne devient peintre de Port-Royal à Paris, puis de Port-Royal des Champs : il se rapproche des milieux jansénistes et y consacre une partie de sa vie.

L’art de Philippe de Champaigne, marqué d’une profonde spiritualité et d’une remarquable capacité à traduire l’âme de ses sujets, excelle à la fois dans le rendu des carnations et des étoffes, en même temps qu’il traduit son goût pour l’ordre et le style. Témoin impuissant des premières mesures contre Port-Royal, de Champaigne meurt à Paris le 13 août 1674.

Aujourd’hui, un grand nombre de ses tableaux sont exposés au musée national de Port-Royal des Champs à Magny-les-Hameaux. Le musée propose également une grande collection de peintures du 16ème et du 17ème siècles.

 

La Cène, 1652

La Cène, 1652 © Wikimédia

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Hélène Boucher, une pionnière de l’air https://www.yvelines-infos.fr/helene-boucher-pionniere-de-lair/ https://www.yvelines-infos.fr/helene-boucher-pionniere-de-lair/#respond Wed, 23 May 2018 13:40:33 +0000 https://www.yvelines-infos.fr/?p=350346 Les Yvelines ont écrit une longue histoire avec l’aviation. Elles furent le théâtre de vols d’essais qui ont fait entrer la France dans l’ère de l’aérien. Parmi les grands pionniers, figure Hélène Boucher qui aurait eu 110 ans ce 23 mai. Une aviatrice chevronnée, célébrée partout dans le monde, qui perdit la vie dans les Yvelines, à l’entraînement.

Hélène Boucher devant son Caudron modèle rafale © Wikimédia

Hélène Boucher devant son Caudron modèle rafale © Wikimédia

Ballons, dirigeables et avions ont fait leur baptême de l’air dans les Yvelines au 19e siècle. Le premier événement qui donna un « coup d’ailes » à la grande aventure aérienne des Yvelines fut le vol en ballon d’Henri Giffard, entre Paris et Trappes en 1852. Mais c’est à Versailles, en 1897 qu’eut lieu le premier vol en avion.

L'avion III - Eole de Clément Ader

L’avion III – Eole de Clément Ader © Wikimédia

Eole s’envole à Versailles-Satory

Génial inventeur (les chenilles des chars, la transmission stéréophonique, le câble sous-marin, l’aéroglisseur, le moteur V8, c’est lui), précurseur de l’aviation moderne, Clément Ader effectue le 9 octobre 1890, le premier vol à l’aérodrome de Satory-Versailles. Il fait décoller son appareil baptisé Eole, 20 centimètres au-dessus de la piste sur une longueur de 50 mètres. Performance trop modeste pour être homologuée et surtout, attirer les financiers. Il persévère et travaille avec le Ministère de la Guerre à de nouveaux prototypes. En 1897, il parvient, avec la version Eole – Avion III, à voler sur une distance de 300 mètres. L’aérodrome de Satory a également été le terrain d’entraînement d’Adolphe-Célestin Pégoud, pilote d’essai et père du looping en vol. Mais c’est sur l’aérodrome de Châteaufort qu’il expérimente le premier saut en parachute depuis un Blériot XI. L’avion, sans pilote, est sacrifié pour l’occasion.

Buc, Saint-Cyr-l’Ecole et Toussus-le-Noble, terrains mythiques

Robert Esnault-Pelterie créé à Buc un terrain d’aviation d’où partira, en 1911, la première course aérienne Paris-Nice-Rome-Turin. Pégoud y aurait effectué ses premiers loopings. A Toussus-le-Noble, des monoplans sont expérimentés. Le terrain attire Louis Blériot et Santos Dumont qui installent des hangars pour leurs appareils. Les premières écoles de pilotage y voient le jour. L’aérodrome de Saint-Cyr devient vers 1907, une base aérienne incontournable. Dirigeables et avions en font sa renommée.

Hélène Boucher, la figure de Guyancourt

Sa vie fut courte (1908-1934) mais d’une intensité folle. Celle que tous surnommaient « Léno » a commencé à piloter à 23 ans. Elle obtient son brevet de pilote de tourisme en 1931, puis passe dans la foulée celui de professionnel de transport public. Seules trois femmes en France détiennent ce brevet qui leur permet de voler de nuit, sur longues distances et avec des passagers (Adrienne Bolland, Maryse Bastié et Maryse Hilsz).
Hélène Boucher participe à des rallyes aériens et accumule les records du monde en vitesse et acrobatie. En 1934, elle signe un contrat avec la société Caudron-Renault qui vient d’être créée pour développer l’industrie aéronautique, les avions de course et de voltige en particulier ainsi que les voitures de course. Embauchée comme pilote d’essai, elle teste la maniabilité des appareils mais continue de concourir et de gagner : record du monde des 1 000 km en avion léger, record mondial de vitesse toute catégorie sur 100 km et sur 1 000 km. Elle est sur tous les aérodromes et dans toute la presse politique de l’époque car, féministe convaincue, elle est aussi très engagée pour le vote des Françaises.
En novembre 1934, elle se rend comme chaque matin à l’aérodrome de Guyancourt pour s’entraîner aux commandes d’un Caudron C.430 Rafale. Une merveille de l’époque. Mais son appareil accroche la cime des arbres au-dessus de la forêt de la Croix du Bois à Magny-les-Hameaux et s’écrase. Blessée, elle est évacuée vers l’hôpital de Versailles mais décède dans l’ambulance dans la côte de Satory à Guyancourt. Un hommage national lui est rendu aux Invalides à Paris, son cercueil y est exposé pendant deux jours. Hélène Boucher est la première femme à être honorée ainsi.

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Frédéric Passy, un Nobel de la Paix dans les Yvelines https://www.yvelines-infos.fr/frederic-passy-nobel-de-paix-yvelines/ https://www.yvelines-infos.fr/frederic-passy-nobel-de-paix-yvelines/#respond Sat, 19 May 2018 22:02:39 +0000 https://www.yvelines-infos.fr/?p=350276 Né à Gisors le 20 mai 1822, juriste de formation, c’est en tant que théoricien de l’économie que Frédéric Passy se fait connaître. 

Frédéric Passy © Wikimédia

Frédéric Passy © Wikimédia

Il publie en effet plusieurs recueils et ouvrages dont les « Mélanges économiques », et se forge une réputation universitaire grâce aux nombreuses conférences données dans la quasi-totalité des grandes villes et universités françaises. Il est élu à l’Académie des sciences morales et politiques en 1877.

Un homme engagé

Mais Frédéric Passy est également un homme d’action. Il est élu conseiller général du canton de Saint-Germain-en-Laye en 1874, milite activement pour prévenir un conflit entre la France et la Prusse sur la question du Luxembourg, est élu à la Chambre des députés en 1881, fait voter des lois en faveur des travailleurs, combat la politique coloniale du gouvernement et plaide pour l’arbitrage des conflits internationaux. Il fonde la « Ligue internationale de la paix » et facilite le rapprochement entre la France et l’Angleterre.

Le prix Nobel

La colonne détruite © Wikimédia

La colonne détruite © Wikimédia

Le 10 décembre 1901, il reçoit conjointement avec Henri Dunant, fondateur de la Croix-Rouge, le premier Prix Nobel de la Paix. Ayant poursuivi ses enseignements jusqu’à l’âge de 81 ans, il meurt le 12 juin 1912, à 90 ans.

Le Désert de Retz

Frédéric Passy acquiert le domaine du Désert de Retz, situé en lisière de la forêt de Marly sur la commune de Chambourcy, en 1856.
Ce jardin « anglo-chinois », créé en 1774 par François Racine de Monville, esthète et féru d’ésotérisme, restera la propriété de la famille jusqu’en 1936.
Son originalité réside dans les dix-sept fabriques de style classique, romantique ou oriental qui jalonnent l’espace et créent un parcours initiatique.
Le pavillon chinois, la colonne détruite, le temple de au Dieu Pan, la glacière, composent ainsi au milieu de végétaux d’essences rares, un jardin raffiné et surprenant, accompagnant le visiteur dans sa progression de la connaissance du monde.
Au milieu du 19e siècle, Frédéric Passy entreprend les premiers travaux de restauration.

Le Désert de Retz appartient aujourd’hui à la commune de Chambourcy, qui organise des visites guidées.

Le pavillon chinois du Désert de Retz © Wikimédia

Le pavillon chinois du Désert de Retz © Wikimédia

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Saint-Germain-en-Laye devient Ville Impériale https://www.yvelines-infos.fr/saint-germain-laye-devient-ville-imperiale-mercredi/ https://www.yvelines-infos.fr/saint-germain-laye-devient-ville-imperiale-mercredi/#respond Wed, 16 May 2018 09:29:33 +0000 https://www.yvelines-infos.fr/?p=350158 Saint-Leu-La-Forêt, Maisons-Laffitte, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Boissy-Saint-Léger, Fontainebleau, Montereau-Fault-Yonne ou encore Rambouillet dans les Yvelines : ce sont toutes les Villes Impériales d’Île-de-France. Saint-Germain-en-Laye les rejoint officiellement ce mercredi.

Saint-Germain-en-Laye devient Ville Impériale ce mercredi © CD78/MC.RIGATO

Saint-Germain-en-Laye devient Ville Impériale ce mercredi © CD78/MC.RIGATO

C’est à Saint-Germain-en-Laye que le très célèbre Louis XIV débute son règne, plus exactement au château, ancienne résidence des rois de France. Mais si Saint-Germain-en-Laye était déjà une ville royale, elle est maintenant « Ville Impériale ». Initié il y a 7 ans par la ville de Rueil-Malmaison, ce label valorise le patrimoine issu de l’histoire napoléonienne ainsi que du Consulat au Second Empire. Le label permet aux villes de recevoir une certaine notoriété touristique et culturelle. Les touristes viennent plus nombreux pour visiter ces villes dont l’histoire et le patrimoine sont liés aux Premier et Second Empire. Napoléon a séjourné dans chacune de ces villes.

© Twitter Arnaud Péricard

© Twitter Arnaud Péricard

Si Napoléon ne résidait pas à Saint-Germain-en-Laye, il venait souvent chasser dans la forêt domaniale de plus de 3 500 ha. Aujourd’hui encore, nous pouvons y observer des chênes datant du règne du Roi Soleil. Le nom de Napoléon reste attaché à deux écoles : celle de la Cavalerie (qui sera par la suite dissoute et réunie à Saint-Cyr) et celle de la Maison d’éducation de la Légion d’Honneur, destinée aux orphelines des membres de la Légion d’Honneur.

Plusieurs décrets sont annoncés à Saint-Germain-en-Laye et rapidement Napoléon Bonaparte y occupe une place grandissante : des fêtes à la gloire de l’Empereur y sont notamment organisées. Les festivités sillonnent la ville, de la mairie à l’Église en passant par le « jardin impérial ». Le 4 août 1802, la proclamation de Bonaparte Consul à vie, l’anniversaire de sa naissance ainsi que le Concordat y sont célébrés en même temps.

Ce mercredi 16 mai 2018, le maire de la ville, Arnaud Péricard, signait avec fierté et reconnaissance la charte pour que Saint-Germain-en-Laye rejoigne officiellement la liste des Villes Impériales.

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La Maison de la Reine ouverte au public https://www.yvelines-infos.fr/maison-de-reine-ouverte-public/ https://www.yvelines-infos.fr/maison-de-reine-ouverte-public/#respond Tue, 15 May 2018 09:17:20 +0000 https://www.yvelines-infos.fr/?p=350129 Depuis le 12 mai dernier, la Maison de la Reine à Versailles est désormais accessible au public. En travaux depuis 2014, cette maison située au coeur du Hameau de la Reine attire les foules.

 

Après trois années de travaux financés grâce au mécénat de Dior, la Maison de la Reine retrouve de sa superbe. Depuis 2008, la valorisation du Domaine de Trianon est devenue une priorité pour la direction du Château de Versailles : le Petit Trianon et Grand Trianon avaient eux aussi été rénovés. La Maison de la Reine, située au cœur du hameau, avait un besoin urgent d’une restauration. La maison a donc été consolidée, mais l’intérieur a également été remeublé de façon exceptionnelle et retrouve alors la beauté de l’époque.

Jacques Benoit, conservateur général au Château de Versailles et Jacques Moulin, architecte en chef des Monuments Historiques, étaient en charge de cette rénovation. Tout le savoir-faire de l’artisanat français a été mobilisé pour rendre à la Maison de la Reine son histoire.

Construite entre 1783 et 1787, par l’architecte du roi, Richard Mique pour Marie-Antoinette, la Maison de la Reine fait partie du hameau de cette dernière. Le hameau s’installe en dépendance du Petit Trianon pour la Reine qui souhaitait s’éloigner des contraintes de la Cour. Elle aspirait à une vie champêtre et son hameau était inspiré de celui de Chantilly.

Érigé autour d’un étang artificiel, le hameau est un vrai petit village tout autour de la Maison de la Reine. On y trouve une ferme, un potager, un colombier, un moulin, un boudoir… La Maison de la Reine n’en est pas à sa première restauration. En effet, sous le Premier Empire, la maçonnerie, les charpentes et boiseries avaient été refaites. De même pour la peinture en trompe-l’œil extérieure. L’intérieur, cependant, avait été modernisé.

Marie-Antoinette n’aura guère profité de son hameau, puisque la fin de la construction en 1788 coïncide avec la Révolution qui éclate un an plus tard. Mais les visiteurs peuvent désormais s’immiscer dans l’Histoire en visitant cette maison loin du tumulte et des ors royaux. Les réservations sont obligatoires pour accéder à ces pièces exigües (par groupes de 10 personnes maximum). Il faudra être patient, les premiers jours sont déjà complets, mais les réservations sont ouvertes.

Réouverture de la Maison de la Reine © Wikimédia

Réouverture de la Maison de la Reine © Wikimédia

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Georges Truffaut : une lignée prestigieuse d’horticulteurs https://www.yvelines-infos.fr/georges-truffaut-lignee-prestigieuse-dhorticulteurs/ https://www.yvelines-infos.fr/georges-truffaut-lignee-prestigieuse-dhorticulteurs/#respond Sun, 13 May 2018 07:30:58 +0000 https://www.yvelines-infos.fr/?p=349977 Les versaillais connaissent tous l’enseigne des Etablissements Truffaut, installés au Chesnay. Savent-ils que le premier établissement de la marque est fondé à Versailles en 1824, rue de Noailles, par Charles Truffaut-père (1795-1865) qui développe des procédés très innovants pour l’époque, comme les châssis et les coffres, permettant de produire des fruits et légumes rares, notamment des ananas et des raisins et même des melons destinés à une clientèle fortunée ?

Etablissements et laboratoires Truffaut à Versailles © Wikimédia

Etablissements et laboratoires Truffaut à Versailles © Wikimédia

L’établissement est exproprié en 1838, lors de la création de la première ligne de chemin de fer Paris-Versailles, et transféré au 40 rue des Chantiers. Là, sont cultivés les premiers plants de fleurs pour jardins et produites les célèbres « reines-marguerites Charles Truffaut », reines-marguerites pyramidales à cœur de pivoine qui le rendent célèbre en Angleterre, en Allemagne et en Hollande. Cette fleur, très en vogue en 1850, figure encore au catalogue des marchands grainiers anglais et américains.

Georges Truffaut © Wikimédia

Georges Truffaut © Wikimédia

Charles Truffaut-fils (1818-1895) reprend le flambeau et perçoit la nécessité de regrouper les professionnels. Il crée la Société d’Horticulture de Seine-et-Oise qui, à travers des publications régulières, fait œuvre de diffusion des connaissances. Il s’intéresse beaucoup à la botanique et crée des espèces hybrides de manière à en renforcer la rusticité et met enfin en place un système de serres chauffées à l’aide de petites chaudières en cuivre alimentées au bois.

En 1868, Charles cède les rênes de l’exploitation familiale à Armand-Albert Truffaut (1845-1925), qui, après avoir étudié Outre-Manche, entreprend immédiatement de la moderniser d’industrialiser l’horticulture.

Georges Truffaut, enfin, fonde en 1897, les premiers laboratoires et la première usine d’engrais et de produits chimiques appliqués à l’horticulture, 39 avenue de Picardie à Versailles. Georges est un scientifique qui a étudié la botanique et la physiologie végétale en Angleterre et en Belgique avant d’entrer à l’Ecole nationale d’agriculture de Grignon.

Quelques années plus tard, il déménage ses installations au 90 bis avenue de Paris, dans le quartier de Porchefontaine. Peu à peu naissant autour de ses laboratoires et perpétuelle croissance, une roseraie, un jardin naturel et un charmant jardin pompéien dans le plus pur style 18ème siècle. Porchefontaine est à l’époque, un quartier de pépiniéristes et d’horticulteurs. On dénombrera à la fin du 19ème siècle 30 établissements horticoles qui forment alors la seule industrie versaillaise connue dans le monde entier. En 1927, pour faciliter les achats de ses clients, Georges Truffaut crée un magasin (le premier) et deux usines à Avignon et Longpré, dans la Somme. Les Etablissements Georges Truffaut poursuivront dès lors une expansion ininterrompue, servie par le goût de l’innovation et un savoir-faire constant.

 

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