Maurice Ravel : concertos à Montfort-l’Amaury

ChloëBringuier

Maurice Ravel est né en 1875 et reste aujourd’hui l’un des plus grands compositeurs français. En 1928, il compose la plus grande musique de ballet pour orchestre : « Le Boléro ». Connu de tous, cet air a été composé à Montfort-l’Amaury : retour sur l’histoire d’un compositeur discret. 

Maurice Ravel : concertos à Montfort-L’Amaury © Wikimédia

Aujourd’hui le musicien le plus joué dans le monde, Maurice Ravel fut, avec son aîné, Claude Debussy, la figure la plus influente de la musique française de son époque et le principal représentant du courant impressionniste. Son oeuvre est le fruit d’un héritage complexe s’étendant de Rameau et Couperin aux musiciens de jazz, avec une forte imprégnation de musique espagnole.

Né à Ciboure, près de Saint-Jean-de-Luz, le 7 mars 1875, d’un père ingénieur et mélomane et d’une mère descendante d’une vieille famille espagnole, Maurice Ravel entre au Conservatoire de Paris en 1889. Il y reçoit notamment, en 1897, les cours de composition de Gabriel Fauré qui diagnostique très vite chez lui une personnalité affirmée et un esprit musical très indépendant. Les deux musiciens se voueront toute leur vie une estime réciproque. Cependant ses premières créations, ainsi que son admiration pour des musiciens comme Chabrier et Eric Satie, suscitent bien des querelles et lui valent d’être recalé cinq fois aux Prix de Rome.

Sa période la plus féconde s’étend de 1901 à 1908, durant laquelle il écrit notamment de nombreuses pièces pour piano. En 1927, Ravel est, avec Stravinsky, l’une des personnalités musicales les plus reconnues de son époque et il inaugure la Salle Pleyel en dirigeant lui-même « La Valse ». Après une tournée aux États-Unis où il connaît un véritable triomphe, il rentre à Montfort-l’Amaury où il compose « Le Boléro », et, en 1932, à quelques jours d’intervalle, ses deux derniers grands chefs-d’oeuvre : « Le Concerto pour la main gauche » et « Le Concerto en sol » d’inspirations totalement différentes. Atteint d’une grave maladie neurologique, il s’éteint à Paris le 28 décembre 1937.

Le Belvédère

Maurice Ravel : Concertos à Monfort-l’Amaury © CD78/N.DUPREY

En 1921, il acquiert « une bicoque à trente kilomètres de Paris », le Belvédère à Montfort-l’Amaury, où il reçoit un cénacle artistique : l’écrivain Léon-Paul Fargue, les compositeurs Arthur Honegger, Jacques Ibert, Florent Schmitt et Germaine Tailleferre, les interprètes Marguerite Long, Hélène Jourdan-Morange et Robert Casadesus et les deux fidèles Roland Manuel et Manuel Rosenthal.

La maison de Maurice Ravel est devenue un musée dédié à l’artiste et est classé « Maisons des Illustres ». Nous pouvons déambuler entre les bibelots que le musicien collectionnait : ses inspirations étaient multiples et cette maison a gardé l’âme du compositeur entre ses murs.