Départements utiles : 500 élus mobilisés

Marie-CamilleRigato Sonally

Mercredi 31 janvier la Seine Musicale a de nouveau été le théâtre de la mobilisation des départements de Petite et Grande Couronne pour défendre une Grande Métropole ambitieuse, solidaire et démocratique. Un seul mot d’ordre ce soir là : non à la disparition des départements !

Supprimer les départements : on dit NON !

Supprimer les départements : on dit NON !

Pour l’occasion, les présidents des départements (Yvelines, Hauts-de-Seine, Essonne, Seine-et-Marne, Val-de-Marne, Val-d’Oise, Seine-Saint-Denis) étaient accompagnés d’acteurs sociaux et économiques du territoire francilien. Ils étaient venus témoigner de l’importance des départements dans la sphère sociale et économique. Plusieurs centaines d’élus avaient également fait le déplacement, portés par la signature de la pétition mise à leur disposition le soir des voeux 78/92, le 16 janvier 2018. Signée par près de 500 maires, l’objectif de cette pétition était de défendre une Grande Métropole à l’échelle régionale à l’heure d’une énième réforme territoriale qui menace l’existence des départements d’Ile-de-France.

« 500 maires, c’est plus de 5 millions d’habitants », a précisé Patrick Devedjian, Président du Conseil Départemental des Hauts-de-Seine.

La soirée a débuté par un discours de Patrick Devedjian qui a rappelé à quel point les départements exercent un service public de grande qualité grâce à des budgets équilibrés et avec l’organisation nécessaire sur le terrain, rendant leur territoire toujours plus attractif d’année en année. Il a ajouté que ce n’est pas en faisant la guerre aux collectivités territoriales que l’État règlera ses problèmes.

Les élus de la Grande Métropole

Les élus de la Grande Métropole © CD78 / N. Duprey

Des départements solidaires

Animée par Thomas Hugues, la soirée s’est poursuivie par la présentation de deux tables rondes. La première, consacrée aux « Département solidaires » avait pour but de mettre en exergue la première mission des départements qui est celle de la solidarité.

Petite enfance, personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie, insertion… la solidarité a été défendue par des acteurs sociaux qui travaillent au quotidien avec les départements franciliens :

Ces cinq intervenants, par leur expertise, ont montré que la vision de la Grande Métropole défendue par les 7 départements d’Ile-de-France, est celle d’une métropole solidaire et que le développement de l’attractivité ne doit pas se faire « sur le dos » des populations franciliennes qui connaissent déjà des conditions de vie difficiles en termes de transports, de logement et de sécurité.

« Aujourd’hui, qui de mieux que les départements pour répondre à nos besoins et je parle ici de nos besoins de TOUS les jours ? », a expliqué Philippe Tautou.

Des départements qui investissent

La deuxième table ronde était consacrée aux « Départements qui investissent » dans les infrastructures et les grands projets, favorisant ainsi l’attractivité de leur territoire pour les acteurs économiques.
Cohérence, réactivité, proximité sont des termes qui sont plusieurs fois revenus lorsque les interlocuteurs ont évoqué leur partenariat avec les départements. Un échelon qu’ils jugent nécessaire pour se développer sur le terrain.

Étaient présents :

La ruralité, atout majeur des Yvelines dont le territoire est composé à 80 % d’espaces naturels  et agricoles, a été défendue par Christophe Hillairet :

« N’oublions pas que les départements favorisent la solidarité territoriale (…) d’autant plus dans un domaine aussi diversifié que le milieu agricole ».

Supprimer les départements, on dit non !

Dominique Bussereau, président de l’Assemblée des Départements de France, a conclu la réunion publique en invitant les départements d’Ile-de-France à se mobiliser le 7 février 2018. Une journée dite « sans Département » pour dire non à leur suppression qui aurait pour conséquence la suppression de services utiles à tous.

« Ces départements, ils marchent ! Ils marchent pour tous : petites, moyennes et grandes communes ! Ce sont les interlocuteurs privilégiés ! Ne cassons pas ce qui marche ! Ne cassons pas la décentralisation ! Ne cassons pas la République ! », s’est-il exclamé.